04/02/2010
La percée du vin jaune


COUCOU F.....la Comtoise
nous allons tous chez toi
pour déguster le vin jaune
prépare les verres ?
Ce cru peu connu a ses aficionados.
Le vin jaune est né d'un accident.
Alors qu'il devait faire un vin blanc, un viticulteur du Jura
oublia d'entretenir un fût dont il ne fit pas le vide d'air.
n'es-ce pas Françoise ?
Le vin, attaqué par l'oxygène, aurait dû se transformer en vinaigre.
Or, la surface s'est couverte d'un voile de levures qui a protégé
le vin de l'oxydation.
Ce petit miracle de la chimie se reproduit dans les fûts qui on
déjà produit du vin jaune.
Pour que le vin puisse s'écouler, il faut percer cette couche de levure.
Ce geste a ainsi donné son nom aux fêtes qui se déroulent chaque année,
en février : la percée du vin jaune. Après six ans et trois mois de
vieillissement en fût, le vin jaune est dégusté.
Cette année, on boira donc le millésime 2002. Le vin est mis en bouteille
dans des clavelins, des bouteilles de 62 cl, le seul format hors-norme accepté
par la communauté européenne.
Cette année, la percée du vin jaune a lieu à Poligny. Samedi 6 février,
les festivités commenceront avec l'ouvertue des caveaux de dégustations.
Près de 80 vignerons seront présents avec leurs productions.
Le lendemain matin, les vignerons réunis en cortège conduiront
à l'église le tonneau de vin jaune qui sera béni à la fin de la messe.
Puis la foule le rapportera sur la place de la cérémonie. Le parrain de
la journée percera le tonneau à l'aide d'un maillet. Il y enfoncera le robinet
d'où s'écoulera le vin offert à la foule.
Le samedi soir, un feu d'artifice éclairera le ciel de Poligny.
Les 6 et 7 février.
A bientôt.
18:21 Publié dans maison | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
02/02/2010
Des gâteaux et crêpes fait maison


Apprendre à faire de la patisserie auprès d'une
grand-mère aimante et patiente,
quel merveilleux souvenir d'enfance...Un
bonheur simple à partager entre générations.
Un gâteau ou crêpes " fait maison ", c'est tout un imaginaire qui se met en place
dans votre mémoire et qui ressuscite le bon vieux temps de l'enfance,
quand nous léchions avec délice le chocolat fondu resté dans le
fond de la casserole ou du saladier, et que nous guettions le moment où
le gâteau commencerait à gonfler dans le four.
Sur ce plan, rien n'a changé : ma petite fille de huit ans prend des cours
de cuisine- de patisserie plus particulièrement- et c'est une merveille
de la voir nouer son tablier et réunir sur la table de la cuisine tous les
ingrédients qui vont lui servir pour préparer un moelleux au chocolat ou
un quatre-quarts, et de ne solliciter des " grands " que pour allumer le four.
je me dis alors qu'on a raison de ne pas désespérer de la nouvelle génération !
Les cuisiniers professionnels disent volontier que, si " le salé " supporte
quelques approximations, le sucré exige de la précision ( d'où l'utilité
de la balance !); Donc de la patience, et en cela, l'apprentissage de
la pâtisserie ne saurait qu'être profitable aux jeunes comme aux moins jeunes.
L'ART DE PERSONNALISER UN GÂTEAU
Il faut également savoir que le plus classique des savarins, des quatre-quarts
ou des tartes ou crêpes devient unique dès lors qu'on le personnalise-fruits,
zeste, décor en sucre ou friandise, poudre de pistache, de praline ou d'amande,
copeaux de chocolat, etc...- ou qu'on l'accompagne d'une crème anglaise,
d'une crème fouettée ou de chantilly, d'un caramel ou d'un coulis.
Il existe mille et une manières de rendre un gâteau unique.
Rappelons qu'à l'origine, le gâteau n'était rien d'autre qu'une pâte à pain à
l'aquelle on incorpora, au fil du temps, du miel, de la crème, des épices...
Pour réaliser votre dessert, il suffit simplement d'avoir sous la main
de la farine, du beurre, des oeufs et du sucre en poudre-du lait souvent,
une gousse de vanille parfois, un soupçon de sel... Ensuite, c'est affaire,
nous l'avons dit, du" suivi " de la recette, d'application, et de ce petit brin
d'imagination dont nous parlions plus haut.
La bonne pâtisserie est souvent chère, et rare. Raison de plus pour venir
ou revenir aux savoureux gâteaux maison, qui concluent immanquablement
un repas que l'on ait 7 ans, 77 ans ... ou au-delà.
Bon appétit !
17:19 Publié dans maison | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Au salon de la truffe et du vin
Une bonne récolte de truffes .
Les habitués l'appellent familièrement la melano.
Pour ceux qui ne la voient qu'exceptionnellement, on parle de la Tuber melanosporum.
Cette truffe du Périgord, que l'on trouve essentiellement dans le sud-est de la France,
mais aussi en Italie et en Espagne, est sans aucun doute la plus savoureuse
d'entre toutes.
Elle peut être enfouie dans le sol jusqu'à environ 30 cm de profondeur et
sa taille varie de 5 cm à 10 cm de diamètre.
Dimanche 7 février, au salon de la truffe et du vin de Carpentras,
vous pourrez tout apprendre sur ce champignon très rechercé, surtout
par les grands chefs cuisiniers. Démonstration de " cavage " (la recherche du champignon)
et concours de cuisine seront notamment au rendez-vous.
Au fil des années, la valeur de la truffe ne cesse d'augmenter.
Il faut dire qu'en France, la production est passé de 1500 tonnes à
35 tonnes en cent cinquante ans.
Une denrée rare !
Carpentras Dimanche 7 février.
12:29 Publié dans maison | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01/02/2010
Qu'ils sont bon, les litchis de la Réunion
Les litchis, ces délicieux petits fruits exotiques, viennent d'Asie.
Ils sont aussi cultivés dans l'île de la Réunion où leur récolte à lieu en hiver.
Une aubaine sur nos marchés !
Aimez-vous les litchits ? Si oui, c'est le moment d'en profiter.
Ce petit fruit nous vient de Chine, d'où son nom botanique Litchi sinensis.
Mais sa culture a été introduite depuis longtemps dans plusieurs pays.

au climat tropical, qui favorise la pousse de l'arbre et sa culture fruitière.
C'est ainsi que le litchi a été introduit à la Réunion-en 1764- et s'y est fort bien adapté.
Sa culture a prospéré depuis.
Dans l'île, on l'appelle "letchi ", en créole.
C'est pourtant bien le même petit fruit rond, à l'écorce coriace rouge vif et à la chair tendre,
d'un blanc légèrement translucide enveloppant un noyau marron brillant.
Son goût, à la fois sucré et acidulé à parfaite maturité, est apprécié dans le monde entier.
SUR LES MARCHÉS DE FRANCE
A La Réunion, la plupart des litchis récoltés sont vendus dans l'île,
sur les marchés locaux et parfois même au bord de la route.
Pourtant, il existe des exploitations dont le principal débouché est l'exportation,
notamment vers la métropole.
Les vergers de " letchis " sont implantés surtout dans l'est de l'île de la réunion
là où les pluies sont suffisamment abondantes pendant l'été et le début de l'automne,
période de floraison des arbres et de fécondation des fleurs-effectuée grâce aux abeilles.
Celles-ci butinent activement les fleurs d'arbres à litchis et produisent un miel
parfumé très apprécié.
Les arbres peuvent atteindre environ 20 m de hauteur maximum, mais ceux qui
sont cultivés dans les vergers sont raccourcis pour faciliter la cueillette.
Ils sont également taillés pour l'entretien car il faut couper les grappes de litchis
non cueillis et éclaircir les branches, puisque les fruits apparaissent sur
de nouveaux rameaux qui vont pousser dans l'année.
Les arbres à litchis peuvent fructifier dès l'âge de 5 ans mais donnent le meilleur
d'eux-mêmes à partir de 10 ans.
Les litchis sont regroupés en grappes. D'abord verts, ils deviennent d'un
beau rouge-rose à pleine maturité.
CUEILLIS MÛRS À POINT
Dès que les premiers fruits sont mûrs, à partir de la mi-novembre, ils sont cueillis à la main,
par des ouvriers qui grimpent dans les branches pour casser les rameaux
où pendent les grappes de litchis parfaitement rouge.
La récolte s'échelonne jusqu'au début du mois de février.
Les litchis sont cueillis mûrs à point, triés, puis expédiés par avion dans
la journée afin d'arriver le lendemain sur les marchés de France.
Un délice, car ce sont les plus beaux fruits qui sont ainsi exportés...
Bon appétit !
18:57 Publié dans maison | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
29/01/2010
Avec les épices, offrez-vous une escale colorée
Venues d'Asie au fil des siècles,
les épices donnent du relief à nos plats.
Elles enrichissent notre cuisine,et lui
apportent de la couleur et des
saveurs d'ailleurs.
Jadis, du temps qu'elles voyageaint à dos de chameau depuis les Indes
ou l'Afrique, les épices constituaient une marchandise rare et chère,
le poivre surtout.
Les traces les plus anciennes de ce commerce figurent sur les murs
du tombeau de la reine Hatschepsout ( 1520-1484 av. J.-C. ), situé
sur la berge occidentale du Nil, et témoignent des voyages entrepris
par les Egyptiens de l'Antiquité pour se procurer des résines comme
la myrrhe et l'encens qui servaient à la préparation des parfums et
aux embaumements, mais aussi de la cannelle, en provenance du
SriLanka ( autrefois appelé Ceylan ).
Un peu plus tard, vers l'an 1000 av. C., les Phéniciens pratiquèrent
le commerce des épices depuis la ville de Tyr, échangeant poivre,
cannelle, cumin, coriandre, carvi, anis, etc., contre des métaux
fournis par... les Anglais.
Sous le règne d'Alexandre le Grand ( IVè siècle av. J. C. ), les épices
furent commercialisées le long des côtes méditerranéennes avant de
regagner les routes du poivre aves les armées parties à la conquête de l'Asie.
UNE DENRÉE PRÉCIEUSE DEVENUE ABORDABLE
A la suite des cuisiniers grecs, les cuisiniers romains de l'Antiquité en
usèrent et abusèrent, du gingembre surtout, dont ils submergeaint leurs plats-
une pratique qui perdura durant tout le Moyen Age, les épices permettant
de garder les aliments dans des mélanges très aromatisés destinés à
masquer l'exès de faisandage ou, au contraire, de donner du goût aux
viandes bouillies à l'exès.
Au XIIè siècle, les croisades et le contrôle de la "route des épices"
permirent de renouveler l'approvisionnement, Venise s'attribuant
quasiment le monopole de la distribution, avant que les grandes découvertes
du XVIè siècle ne permettent de découvrir des denrées nouvelles.
Longtemps chères-au point qu'on les offrait en guise de présent et qu'on
les utilisait, sous l'Ancien Régime, comme monnaie pour payer les juges,
une pratique abolie par la Révolution-, les épices se sont " démocratisées "
et on les trouve, de nos jours, en variété et quantité sur les marchés,
chez les épiciers et dans tous les supermarchés.
D'où la tendance qu'on observe parfois à utiliser les épices en trop
grande quantité- la prolifération des plats et des restaurants exotiques
n'y est certainement pas pour rien !
C'est oublier que les épices sont des rehausseurs de goût,
le moyen de mettre en valeur tel ou tel plat. En aucun cas de l'étouffer.
A utiliser, par conséquent-poivre, piment, cannelle, curcuma, sésame,
anis, cumin, gingembre, noix de muscade, cardamome, clou de girofle,
safran ou... vanille- avec modération, cousine de la sagesse.
13:08 Publié dans maison | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
28/01/2010
Du vinaigre à toutes les sauces
Blanc, rouge, fait maison
ou paré d'un label prestigieux,
le vinaigre fait partie des ingrédients
de base que l'on doit obligatoirement
avoir à portée de main.
Il sert à tout... et en toutes circonstances.
Difficile de dire où, quand et comment le vin aigre de nos ancêtres
est devenu le vinaigre que nous connaissons.
Les vinaigres, faudrait-il dire ... mais nous y reviendrons.
On sait que le vinaigre résulte de l'oxydation d'une solution alcoolisée,
et pas seulement du vin. Par le moyen de la fermentation, l'alcool
se transforme alors en acide acétique, c'est-à-dire en vinaigre.
Alors qu'on fabriquait et utilisait du vinaigre depuis l'Antiquité-à
Rome, allongé d'eau, il constituait une boisson rafraîchissante
très prisée-, il fallut attendre la fin du XVIIIè siècle pour qu'Orléans,
"capitale" du transport des vins par la Loire, devienne celle du vinaigre,
et le siècle suivant pour que Pasteur découvre que ladite fermentation
était due à l'action d'un micro-organisme.Elle s'accompagne de
l'apparition d'un voile régulier qui s'enfonce progressivement dans le liquide
en une masse gélatineuse et qu'on nomme la "mère de vinaigre ".
PRÉCIEUX OU ORDINAIRE MAIS INDISPENSABLE
La qualité du vinaigre dépend, bien sûr, de celle du vin employé;
blanc ou rouge, renfermant au moins 6° d'acide acétique (voir étiquette
au dos de la bouteille) et ne tirant pas plus de 9°. A acheter dans le
commerce ou à préparer chez soi en utilisant un vinaigrier en grès
où l'on aura déposé une parcelle de " mère de vinaigre " et que l'on
bouchera ( pas hermétiquement surtout, afin que l'air puisse passer )
pour un mois ou deux.
Le vinaigre de vin est le plus couramment utilisé en France, avec celui
provenant du cidre, moins acide, du vinaigre de Banyuls au goût fruité,
élaboré à partir de vins doux naturels et qui vieillit d'abord en plein air,
puis à l'abri, du vinaigre de Xérex (fabriqué à partir de vins doux naturels
issus de cépage andalous et vieilli en fûts de chêne), et du balsamique,
orignaire d'Emilie-Romagne et issu du moût d'un raisin blanc,
le trebbiano, vendangé tardivement et placé ensuite en fût de bois:
un seul fût et le balsamique est d'un prix abordable, plusieurs fûts successifs
et il devient alors onéreux... et délicieux !
Certains vinaigres sont encore fabriqués artisanalement, comme le vinaigre
de vin à l'ancienne et le vinaigre d'Orléans, vieillis en fûts de chêne dans lesquels
ils passent plusieurs semaines... mais la plupart de ceux qui nous sont proposés
sont fabriqués en quelques heures à partir de vin rouge ou blanc brassé avec
des copeaux de hêtre imbibés de vinaigre.
Précieux ou ordinaire, le vinaigre est indispensable, qu'il s'agisse de préparer
une sauce froide, une vinaigrette, une marinade, un court-bouillon, un beurre blanc
ou une béarnaise, de mettre en bocaux petits oignons ou cornichons,
d'assaisonner une salade, de déglacer un récipient de cuisson ou de rehausser
le goût des crudités ou des viandes froides.
Vous l'aurez compris, le vinaigre, à l'égal de l'huile, du sel et du poivre,
fait partie des indispensables en cuisine...
18:33 Publié dans maison | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
27/01/2010
Le chou à la mode de chez nous

Entre" dans les choux "
est une expression que l'on peut juger
quelque peu méprisante pour ce légume
connu en Europe depuis plus de quatre mille ans.
Originaire du littoral océanique, il gagna le Bassin méditerranéen
où il fit aussitôt la conquête des Grecs et des Romains.
Au Moyen Age,il se répandit un peu partout en Europe, apprécié tout à la fois
pour ses vertus médicinales et nourricières : le chou vert est à la base,
en effet, des soupes qui servaient à nourrir le " bon peuple " des campagnes.
Peu à peu, les croisements et les hybridations donnèrent de nouveaux types:
chou-fleur, brocoli, chou pommé blanc, vert ou rouge, celui-ci né en Allemagne
au XIIè siècle, chou chinois introduit en France au XVIIIè siècle,
chou de Bruxelles, apparu... en Belgique, c'est sûr, en 1785.
AUX MILLE VERTUS
On n'en finirait pas d'énumérer les diverses variétés.Toutes ont en commun
de constituer un aliment contre certaines formes de cancer et...
le vieillissement des cellules.
Riche en vitamines C, E et B9, en provitamine A, le chou est également
bien pourvu en calcium, en magnésium, fer, oligo-éléments et fibres.
Il est néanmoins, c'est indéniable, difficile à digérer.
On remédira à cet inconvénient en choisissant des sujets jeunes
dont on enlèvera les feuilles flétries et le trognon,souvent fribreux,
avant de le faire blanchir successivement dans deux eaux ( en ajoutant
un croûton de pain , qui évite les odeurs désagréables ) si on le mange cuit,
ou de le râper finement si on le prépare cru.
Depuis la salade de chou rouge, les bouchées de choux de Bruxelles,
la potée ou encore la choucroute, arrivée de Chine ( au IIIè siècle av. J.-C.,
le chou fermenté dans du vin constituait la base de l'alimentation des bâtisseurs
de la Grande Muraille ) jusqu'à nous,en passant chez les Germains,
le chou a fait du chemin. De tout temps,
il demeure un légume économique et savoureux.
Légume de l'hiver par excellence, le chou est bon pour la santé.
11:44 Publié dans maison | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
26/01/2010
Les " petits plats " mijotés
En hiver, les petits plats qui mijotent
doucement sur le feu sont tout
particulièrement appréciés.
Facile à préparer, la cuisine en cocotte offre de bons restes
et de délicieux moments à partager...
Aiguillette de boeuf en cocotte
Le mot " petit ", que la langue française a trop tendance à
accoler à n'importe quel substantif, robe, dépense, voyage, etc.,
devient presque flatteur quand on parle de cuisine.
Les " petits plats " font partie de notre patrimoine culinaire et,
pour peu qu'ils soient mijotés, ils deviennent une gloire nationale.
Au fait, qu'est-ce qu'un plat mijoté ? Le mot "mijoter "est issu
de l'ancien français " mijot ", désignant l'endroit où l'on faisait mûrir
les fruits. Rien à voir, nous direz-vous, avec le boeuf bourguignon,
la fricassée de lapin ou l'estouffade d'agneau qui cuisent doucement
et en cocotte. Rien et tout, dès lors qu'il s'agit d'amener à maturité
une viande, accompagnée ou non de légumes, afin de faire valoir
son goût et d'en extraire tous ses sucs.
UNE LONGUE CUISSON À PETIT FEU
En boucherie et en triperie, les viandes à mijoter sont des pièces de
2è et de 3è catégories, donc moins chère à l'achat.
On les fait cuire avec des aromates, à petit feu et... un certain temps,
dans du bouillon (boeuf, volaille, légumes...), du vin, de la bière...ou
de l'eau , qui leur donnera saveur et tendreté.
L'"opération " s'effectue dans une cocotte en fonte, et si elle possède
un couvercle creux où l'on verse de l'eau froide qui provoquera
une condensation interne, donc la formation de gouttelettes qui
arroseront la viande en cours de cuisson, c'est encore mieux.
Sinon, il est indispensable de suveiller la cuisson de loin en loin
afin que les ingrédients n'attachent pas. C'est à peu près tout en matière
de contrainte car, pendant que " ça mijote dans la cocotte ",
on peut faire autre chose...
UN MOMENT DE PARTAGE ET DE CONVIVIALITÉ
Si l'on s'est montrée prévoyante, il sera même possible de servir
plusieurs repas avec un seul plat- voire d'utiliser les restes pour
préparer une terrine ( à patir d'une auguillette de boeuf, par exemple ).
Sans compter, et ce n'est pas le moins important, qu'un plat mijoté,
un " bon petit plat mijoté ", est synonyme de partage et de convivialité,
et d'autant plus quand on pose la cocotte au milieu de la table
( un usage que ne renient pas les meilleurs restaurants) et que,
soulevant le couvercle, de délicieux effluves s'en échappent,
accompagnés d'expressions de satisfaction... et de félicitations à
l'adresse de la maîtresse de maison !
18:42 Publié dans maison | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
25/01/2010
Des soleils en hiver


Pour lutter contre la grisaille,
rien ne vaut, en cette période, l'éclat des fruits d'hiver,
véritables soleils qui nous mettent
l'eau à la bouche et donnent
un air de gaieté à nos tables...
Nous avons besoin de soleil, et de ces soleils qui ne brillent jamais autant
qu'au moment des fêtes, donnant couleur et éclat à nos tables
et à nos corbeilles de fruits...
Alors que l'hiver installe sa palette de tons sourds,
les agrumes et les fruits d'hiver nous offrent des teintes éclatantes.
Du jaune ou du vert des citrons à l'orange ou au rouge des oranges,
en passant par le jaune intense de l'ananas ou du coing et celui,
translucide, des mandarines et des clémentines auxquelles
leur petite feuille verte donne un air espiègle.
Un réconfort pour l'oeil et pour notre santé, et matière à cuisiner
gaiement au quotidien, et d'autant plus pour cette période de fêtes.
On sait tout le bien qu'il faut penser des agrumes qui,
provenant des pays chauds,nous dispensent de la vitamine C
en abondance, un peu d'acide citrique, des huiles essentielles
et du potassiom qui nous aident à lutter contre le froid et la grisaille.
GAIETÉ ET OPTIMISME AU MENU
Ils se plaisent à égayer plats salés ou sucrés... et servent de base
à d'excellents cocktails ou apéritifs " fait maison ", avec ou sans alcool,
qui confèrent un caractère original au moindre déjeuner ou dîner.
Certes, on peut consommer oranges, ananas ou clémentines
en guise de dessert, à la fin du repas, mais il ne faut pas oublier
qu'ils sont un atout précieux pour ajouter un caractère personnel
et original à un plat.
Il est indéniable que la couleur stimule l'appétit, et que nous
en avons besoin comme de la lumière que renvoie la robe
de ces fruits qui ont inspiré tant de peintres...
et de gourmands.
Voici donc quelques recettes qui, en ces semaines de fêtes,
donneront à bon compte de l'éclat à vos menus et
de l'optimiste à vos convives.
Et à vous-même, à qui nous souhaitons une belle, douce et délicieuse fête...
18:08 Publié dans maison | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
24/01/2010
RETOUR AUX SOURCES







On aurait pu les croire relégués au rayon des souvenirs
par les verrines, meringues safranées, mousses de roses
et autres préparations aussi inventives que géométriques,
sophistiquées et insolites, nées du cerveau fertile des
pâtissiers-créateurs parisiens. Pas du tout : les mille-feuilles,
paris-brest, saint-honoré, tarte tatin et autres gâteaux tout simples
reviennent en force. Et chez les plus révolutionnaires" ces Picasso de la patisserie "
qui ont proposé-ou imposé-depuis dix ans à une clientèle haut de gamme
des douceurs haute couture, des préparations " moléculaires " ou
des sorbets instantanés obtenus en plongeant des jus de fruits dans de l'azote liquide.
Voilà qu'ils préparent des " gâteaux de boulangers ", ou de grands-mères.
Ceux des dimanches d'autrefois.
19:13 Publié dans maison | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note


