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26/07/2015

Rencontre avec un arbre remarquable

url.jpgJe m'appelle Robinia pseudoacacia et je dois mon nom à Jean Robin, le jardinier d'Henri IV, qui m'a importé en France il y a près de quatre cent dix ans. Même si j'ai perdu un peu de ma superbe à cause des étais de béton qui me soutiennent, je domine de mes 11 mètres le square Viviani à Paris (Vè°; et bien plus encore ! Mes deux voisines-la cathédrale gothique Notre-Dame et l'église romane Saint-Julien-le-Pauvre _ sont plus âgées que moi mais je n'en suis pas moins un témoin vénérable de l'histoire parisienne ! J'ai assisté aux révoltes populaires de la Révolution française, en 1789, à la libération de Paris en 1944, et même à l'incendie qui a détruit l'Hôtel de Ville au XIXè siècle.

Jadis réveillé par le bruit des calèches sur le pavé, je m'amuse aujourd'hui des "Big Bus " qui promènent les touristes le long des quais... Si vous prenez le temps de vous asseoir sur un banc, à mon pied, je vous raconterai ces anecdotes qui ont fait la petite et la grande histoire de France.Mon ami, le professeur agrégé de sciences naturelles, Georges Feterman, écoute l'écorce des arbres depuis plus de vint ans. Selon lui, l'homme vit sur terre avec d'autres espèces à ses côtés, notamment nous, les arbres. Il a le pouvoir, la responsabilité de nous respecter et de nous sauve-garder. Georges Feterman a raison car nous ne sommes pas de simples bouts de bois dont s'écoule de la sève au printemps.

Nous sommes aussi la mémoire d'un pays, nous appartenons à son patrimoine et nous apportons à nos villes une incroyable respiration. Guidé par sa passion des grands végétaux, Georges a créé, en 1994, l'association A; R;B; R; E; S, acronyme d'Arbres Remarquables, Bilan, Recherches, études et Sauvegarde. Sa mission : inventorier les vieux arbres comme moi pour nous faire connaître et mieux nous protéger. Au début, il pensait n'en recencer qu'une cinquantaine... Avec les membres de son association, il en a dénombré près de 10 000. Tous plus exceptionnels les uns que les autres.

Exceptionnels mais sans défence face aux assauts des tronçonneuses, à l'instar de mon ancien voisin, le beau noyer du Caucase qui a été récemment abattu et remplacé par un jeune chêne, bien frêle à mes côtés... Pour renforcer notre protection, l'association a conçu, dans les années 2000, le label Arbre remarquable. Cette appellation est attribuée aux communes, aux collectivités territoriales, aux propriétaires privés qui possèdent un arbre exceptionnel et s'engagent à l'entretenir et à le mettre en valeur. L'arbre doit lui aussi répondre à certains critères : ses dimensions, son âge mais surtout son histoire sont pris en compte. En France, 350 congénères ont obtenu cette distinction. Moi, je n'ai pas la chance de faire partie de ce gratin car la ville de Paris ne veut pas signer la charte. Heureusement, mon statut " de plus vieil arbre " de la capitale représente ma plus belle garantie. Et puis le label ne constitue pas une protection absolue. Le sort d'un de ces vénérables, le platane de Cézy, dans l'Yonne - le plus gros platane de France -, se trouve, par exemple, entre les mains des juges qui doivent statuer sur son abattage. Georges aimerait faire voter une loi interdisant de toucher aux arbres remarquables, comme c'est le cas pour les bâtiments classés, et nous donner enfin un statut juridique. Il espère pouvoir lancer une grande pétition nationale à l'occasion de notre premier congrès.

C'est plutôt une chance que Georges ait pris sa retraite, lui qui veut tirer la sonnette d'alarme pour nous défendre, nous les arbres, et la nature plus largement. Il mène ce combat pour vos enfants, pour qu'ils puissent en profiter. Et peut-être venir eux aussi s'asseoir à l'ombre de mes vieilles branches pour écouter mes histoires. "

Pour en savoir plus : www.arbres.org

 

18/03/2015

LE VERRE GIGOGNE DE DURALEX

verres-duralex-gigogne-9-cl.jpgDepuis la seconde moitié des années 40 jusqu'à nos jours, des milliers d'écoliers ont déjeuné à la cantine en buvant dans ce verre gigogne de Duralex. Ce verre remporte un vrai succès dans les années 60 et sera même récompensé par un spot publicitaire à sa gloire. Dans les années 70, le verre gigogne de Duralex se vend même dans 120 pays !

LE SAVIEZ-VOUS ? Comme de nombreux enfants, vous vous êtes sûrement amusé à lire votre âge dans le fond de votre verre... En réalité, ce nombre correspond au numéro du moule dans lequel le verre a été fondu. Il en existe seulement 48.         Ainsi, par exemple, si vous découvrez le numéro 63 au fond de votre verre, c'est qu'il ne s'agit pas d'un Duralex !

Nostalgie.

13/03/2015

Gaudi. le mystère de la sagrada familia

C'est un réalisateur suisse, Stefan Haupt (dont le précédent documentaire, The Circle, a été récemment primé à Berlin), qui représente le premier grand film sur la célèbre basilique d'Antoni Gaudi (1852-1926) à Barcelone.Un film ne peut remplacer la visite réelle du monument (le plus visité d'Espagne, avec 2,7 millions de touristes par an), mais il offre des sperspectives visuelles et des rencontres uniques.

Haupt part à la recherche de Gaudi, génie qu'on pourrait dire "apocalyptique", si l'on se souvient qu'apocalptique signifie "révélation" : son église n'est-elle pas la révélation pour notre temps de la richesse du mystère chrétien ? Elle est l'oeuvre de sa vie et pourtant le projet initial, dont témoigne la crypte, n'était pas le sien. Gaudi n'a été choisi que pour reprendre les travaux quand ceux-ci furent arrêtés un an après leur lancement, le 19 mars la ( Saint-Joseph) 1882. Entre les premiers plans, classiquement néogothiques, et les fulgurations de Gaudi, quelle différence ! Mais le visionnaire est un homme humble et on espère sa béatification.

La trace non seulement artistique mais humaine qu'il a laissée dans son chef-d'oeuvre, toujours en chantiern se voit chez ceux qui travaillent à l'achever. De l'ouvrier à l'architecte en passant par le sculpteur ou le maître verrier, tous témoignent de la passion que ce monument communique à leur travail . On est frappé particulièrement par le sculpteur agnostique Josep Maria Subirachs i Sitjar, décorateur de la façade de la Passion ; par le sculpteur japonais Etsuro Sotoo, converti au catholicisme, et par l'architecte en chef Jordi Bonet i Armengol, dont la foi est palpable et qui semble avoir autant d'enthousiasme à continuer l'oeuvre  que  Gaudi en a eu à l'imaginer.

Avec lui on croit à l'ambition d'achever la Sagrada Familia pour le centenaire de la mort de Gaudi, en 2026.

La Sagrada Familia, une histoire d'hommes et de foi.

 
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