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10/02/2014

Le vin d'un héros

1878359-jpg_1689364.JPGNé en Italie au sein d'une famille mafieuse, Giuseppe Impastato choisit, à l'adolescence, de rompre avec la tradition, quitte la maison de son père et s'engage dans la lutte politico-culturelle contre l'organisation criminelle. En 1976, il fonde " Radio Aut ", une radio libre autofinancée, grâce à laquelle il manifeste ouvertement ses idées, dénonce avec dérision les crimes de Cosa Nostra et le trafic international de la drogue qu'elle contrôle. En Sicile, son action courageuse déplaît fort aux parrains de l'organisation qui décident de " faire taire " celui qu'ils considèrent comme un traître : le 9 mai 1978, Giuseppe est assassiné. Cent pas séparaient sa maison de celle de Gaetano Badalamenti, l'homme responsable de son homicide. Centopassi - qui signifie cent pas en Italien - est le nom du vin qui lui rend aujourd'hui dignement hommage : il provient des vignes cultivées sur les terres siciliennes confisquées à la mafia et restituées par la justice aux hommes de bonne volonté.Centopassi_thumb.jpg

De-ci, de-là

17:06 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (3)

08/02/2014

La percée du vin jaune

entete.jpgOn le surnomme " l'or du Jura ". Car le vin jaune a une robe couleur pain d'épice. Mais aussi parce qu'il n'est comparable à aucun autre vin. Ample et rond aux notes aromatiques de noix, miel, pain grillé et caramel, le vin jaune est pour certains le meilleur vin du monde. Il fut très apprécié des rois de France, Louis XI,François  I er  et Henri IV, ainsi qu'à la cour de Russie.

Il est issu d'un cépage unique, le savagnin, que l'on trouve sur les pentes calcaires du plateau du Jura, entre Lons-le-Saunier, Arbois et l'Etoile.

La légende raconte qu'il doit sa spécificité à un accident. Il y a plusieurs siècles, un vigneron aurait oublié un fût au fond de sa cave et l'aurait retrouvé des années plus tard, étrangement transformé. Habituellement, on comble l'évaporation de l'alcool (ce que l'on appelle la part des anges) afin d'éviter l'oxydation du vin. Cette étape n'ayant pas été effectuée dans le fût oublié, le vigneron découvrit à la surface de son vin une couche de levures. Celles-ci participent au goût complexe du vin jaune et à sa robe mordorée.

Chaque premier week-end de février est célébrée la " percée " du vin jaune, à tour de rôle dans les villages producteurs. Elle a lieu cette année à Conliège et Perrigny.

Selon le rituel, les vignerons des deux localités ouvrent leurs caveaux le samedi midi. De leurs côtés, les gourmets, professionnels ou amateurs, se préparent au concours de cuisine. Et les collectionneurs s'affairent à la vente aux enchères. Chaque année, de vieux milléismes sont proposés, atteignant parfois des prix faramineux. En 2011, une bouteille de 1774, vendangée sous Louis XVI, a été vendue  57 000  euros.

Le décor et l'ambiance du week-end sont ainsi plantés.

Le dimanche matin, à 9 h 30, les ambassadeurs des vins jaunes en costumes d'apparat et les vignerons jurassiens accompagnent  le fût  transporté par une voiture à cheval jusqu'à l'église (cette année, à Perrigny) où il sera béni. Il contient le vin qui a vieilli pendant une durée légale de six ans et trois mois. Ainsi, cette année, vous dégusterez le millésime 2007 après le moment tant attendu de la "mise en perce" . Une ouverture est "percée" dans le fût afin d'introduire le robinet par lequel le vin s'écoule. La fête est à son comble.

Au risque de contredire Alfred de Musset  (" Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse "), le flacon importe beaucoup car le vin jaune est conservé dans une bouteille au format très particulier, d'une contenance de 62 cl, appelée " clavelin ", et les dégustations se font avec modération !sujet_percee-300x168.jpg

Françoise Gigi.

12:30 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (0)

05/04/2013

Au régal des rois !

paques_lapin.jpgL'histoire nous raconte que les Mayas et les Aztèques accordaient une grande importance aux fèves de cacao, qu'ils consommaient depuis des siècles en les grillant, puis en les broyant sur des pierres brûlantes. Ils considéraient d'ailleurs le cacaoyer comme l'arbre des dieux et estimaient que ses fèves procuraient pouvoir et sagesse.

Mayas et Aztèques nommaient " xocoalt ", eau amère, la boisson obtenue avec des fèves de cacao, de l'eau chaude et des épices, vanille, poivre, cannelle.

La légende nous raconte que Christophe Colomb aperçut ces fameuses fèves vers 1502, du côté du Nicaragua.Mais il ne s'y intéressa pas, les prenant pour... des excréments de chèvre !

Toujours au début du XVIè siècle, un certain Hernan Cortés fut reçu au palais de Moctezuma où il se vit offrir une boisson un peu amère dans une coupe en or. Les Aztèques, impressionnés par sa cuirasse rutilante et sa monture, avaient pensé que le dieu Quetzacoalt était de retour, selon une ancienne prophétie. Le conquistador développa les plantations de cacaoyers en Nouvelle-Espagne et fit découvrir cette boisson, aussi exotique qu'énergétique, à son souverain, Charles Quint.

Dès lors, le chocolat devint un produit recherché et très cher, réservé aux rois et aux aristocrates.

Ce fut la jeune Anne d'Autriche, infante espagnole, qui introduisit le chocolat en France en 1615. On chuchote qu'elle avait accepté d'épouser Louis XIII à condition de pouvoir emporter en France ses sacs de fèves de cacao, ainsi que ses camérites rompues à la préparation de ce breuvage dont elle ne pouvait se passer.C'est la reine Marie-Thérèse, épouse espagnole de Louis XIV, qui lança la mode du chocolat à la cour de Versailles. Tout le monde voulut y goûter, et très vite on en raffola. On en riait même, affirmant que le roi et le chocolat étaient les deux seules passions de la reine.

Sous Louis XV, on fabriqua des confiseries au chocolat présentées dans de superbes boîtes. Marie-Antoinette ira plus loin en créant la charge de " chocolatier de la reine ", demandant toujours de nouvelles recettes. Chocolat au lait d'amandes douces, à la fleur d'oranger et à la vanille furent alors créés.

La véritable démocratisation du chocolat eut lieu au XIXè siècle avec la création de la tablette et l'invention du chocolat au lait.

Vous vous en doutez certainement, je suis amateur de chocolat et dois me raisonner pour ne pas en faire une consommation excessive. Je me trouve nombre d'excuses en énumérant ses bienfaits. Il est considéré en effet comme un délicieux antidépresseur et antistress, protège l'organisme contre le mauvais colestérol, fait baisser la tention  artérielle et constitue un excellent antioxydant.

En revanche, il est aussi particulièrement calorique ! Aussi, dégustons-le sans remords mais... avec une certaine modération !

09:00 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (9)

 
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