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04/04/2012

Le charme des villages

1_56.jpg

43671_3p.jpgLe charme des villages

Offre l'apaisement,

Efface les nuages,

Gomme soucis, tourments.

Le soleil illumine

Les gens, les animaux,

Leur donnant bonne mine,

Sous les chants des oiseaux.

Les décors harmonieux

Des rond-points, vasques, places,

Des communaux espaces,

Font le régal des yeux.

La  convivialité

Est une valeur sûre

Dans le cadre enchanté

De l'auguste naturela-vraie-croix-et-les-oies-de-l-etang.jpg

 

Françoise de Charme .

15:28 Publié dans poésies | Lien permanent | Commentaires (5)

04/12/2011

Ma Renaude

chevre.jpgElle s'appelait Renaude

Elle n'était qu'une chèvre,

Une petite chèvre claire,

Masquée de chocolat.

 

C'était joli, Renaude

Et elle était si fière

Avec ses fleurs aux lèvres

Et ses  sabots de bois.

 

Elle est morte un matin. A l'aube.

C'était un matin si glacé

Un matin de l'hiver dernier.

Elle avait mis sa petite tête fauve

Contre son épaule mordorée.

On aurait dit Quelle dormait.

 

Elle ne chipera plus nos fleurs.

Et moi, que voulez-vous, je pleure.

Et puis je regarde le ciel

Et dans un rayon de soleil...

Voilà qu'il me semble la voir

Trottinant sur ses sabots noirs.

 

A petits coups de dents

Elle broute l'or du soleil  couchant

Grignote une corne de lune

Et happe les étoiles une à une

Et puis va se désaltérer

En courant sur la Voie lactée.

 

Et je souris à ma diablesse

Qui, dans cet immense jardin

Q'uelle possède à présent

En remplacement du mien,

Doit dévaster avec ivresse

Tous les joyaux du firmament

En se souciant comme d'une guigne

-Ah ! je la connais ma coquine -

De semer la zizanie

Parmi les saints du Paradis.

 

F. H. P.

10:56 Publié dans poésies | Lien permanent | Commentaires (4)

01/12/2011

Meuse

normal_brume-sur-la-meuse.jpgSous  un ciel ardennais, voilé par les nuages,

J'ai découvert, joyeuse, tes verdoyants rivages.

Là, tu  coules  paisible en riant au soleil,

Tu vas le long des berges engourdies de sommeil;

Mais ici, qui t'arrête dans ta marche incessante ?

Quelle est donc cette main, te captant frémissante ?

Tu grondes, ivre de liberté, et tu laisses,

Sautant dans un bruit sourd, le bois dur qui te blesse,

Tes eaux qui tourbillonnent franchir le barrage

Pour suivre ton chemin dans un bien long voyage.

 

Sur tes flots ridés par une légère brise,

Silencieuse et frêles, louvoient des barques grises ;

L'impassible pêcheur, surveillant son bouchon,

Guette le brochet et l'insouciant goujon.

J'ai vu, dans un éclair, rebondir sur tes eaux

Une flamme argentée venue du fond des flots.

J'ai vu de tes prairies, baignées par la lumière,

Les tapis verts et ras, près des chemins de pierre.

Et puis le nénuphar qui doucement balance,

Ses feuilles couchées sur l'eau comme des fers de lance.

 

Je suis venue, dans le grand silence nocturne,

Te revoir un instant, dessous un ciel sans lune ;

Des lumières lointaines allumaient dans tes flots

comme des mains invisibles, de lumineux falots,

La nature endormie, tout emplie de mystère,

Avait déjà enjoint aux oiseaux de se taire.

Alors je suis partie, promeneuse inconnue,

Quittant avec regret tes flots noirs sous les nues.

J'ai gravi le sentier, aux embûches sans nombre

Et, fantôme courbé, ai disparu dans l'ombre.

normal_la-meuse.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Poésie écrite en 1949 par  Y.. H. , Reims ( Marne)

18:02 Publié dans poésies | Lien permanent | Commentaires (3)

 
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