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28/03/2010

Couleur ...Femme

emily_dickinson1.jpgOn a longtemps méconnu Emily Dickinson, éprise d'absolu. Et pourtant !  Ses textes sont passionnés, et même déconcertants pour l'Angleterre du XIXè siècles; A 15 ans déjà, la poétesse écrivait :

 

Le rivage est plus sûr, mais j'aime me battre avec les flots

On apprend l'eau - par la soif

La terre - par les mers qu'on passe

L'exaltation - par l'angoisse

La paix - en comptant ses batailles

L'amour - par une image qu'on garde

Et les oiseaux - par la neige.

A suivre...

 

 

16:00 Publié dans poésies | Lien permanent | Commentaires (4)

27/03/2010

Marceline Desbordes-Valmore

desborde.jpgEt puis, il y a Marceline Desbordes-Valmore, qui nous semble étonamment proche tant elle sait nous faire partager ses émotions, comme dans ce délicieux poème :

Couchez-vous, petit Paul ! Il pleut.

C'est  nuit : c'est l'heure.

Les loups sont au rempart. Le chien vient d'aboyer.

La cloche a dit: " Dormez ! et l'ange gardien pleure,

Quand les enfants si tard font du bruit au foyer.

"Je ne veux pas toujours aller dormir ; et j'aime

A faire étinceler mon sabre au feu du soir ;

Et je tuerai les loups ! je les tuerai moi-même ! "

Et le petit méchant, tout nu ! vint se rasseoir.

 

Le coucher d'un petit garçon, extrait du recueil Les pleurs.

17:35 Publié dans poésies | Lien permanent | Commentaires (3)

26/03/2010

Couleur femme

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louise_labe_concert.jpgForce est de le reconnaître, les femmes poètes, à quelques exceptions près, n'ont pas souvent été reconnues à leur juste valeur. D'ailleurs, le mot " poétesse " a une connotation péjorative par rapport au mot " poète ". Comme si les femmes écrivaient en " amateurs " alors que les hommes, eux, oeuvraient pour la vraie poésie...

C'est pour cette raison que cette année, à l'occasion du 12è printemps des poètes, nous irons à la rencontre de quelques femmes poètes.

Certaines, comme Louise Labé au XVIè siècle, dérangeaient car " la Belle Cordière " invitait les femmes à " regarder un peu au-dessus de leurs quenouilles et de leurs fuseaux ". De quoi effrayer leurs pères et époux !

Son oeuvre a encore le pouvoir de nous émouvoir.

Je vis, je meurs; je me brûle et me noie.

J'ai chaud extrême en endurant froidure;

La vie m'est trop molle et trop dure.

J'ai grands ennuis entremêlés de joie....

Ainsi  Amour inconstamment me mène.

Et quand je pense avoir plus de douleur,

Sans y penser, je me trouve hors de peine.

 

SONNET VIII, extrait du recueil OEuvres.

10:28 Publié dans poésies | Lien permanent | Commentaires (9)

 
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