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02/12/2010

La grande aventure des mots

voyae-9fa6f-99151.jpgC'était un petit déjeuner préliminaire à un Salon du livre particulièrement frisquet et nous étions trois, amoureux des mots et de la poésie, à échanger à propos de l'anglicisation de notre vocabulaire, notamment dans le domaine informatique. J'étais plus modérée que mes collègues car, même si je trouve certains mots peu attirants (hotline, par exemple), je pars toujours du principe que les mots voyagent d'un continent, d'une époque à l'autre, et qu'ils sont la preuve du dynamisme et de la vitalité de notre langue.

De nombreux auteurs, d'ailleurs, comme Henriette Walter ou Marie Treps, ont écrit à propos des mots " Mots voyageurs " et des  " Mots oiseaux " qui, volant des quatre coins du monde, ont enrichi notre vocabulaire.

On peut à ce propos réécrire l'Histoire de France et les différentes influences subies en s'intéressant à ces mots migrateurs. Par exemple, nos fameux ancêtres les Gaulois nous ont donné des mots pratiques comme charrette ou savon ; les Germains, des mots de couleurs (bleu, blanc, brun, gris), des noms d'animaux (renard, mésange, chouette...), ou encore des paires de mots de sens opposé comme guerre et trêve, blesser et guérir...

retraites-sncf.gifAu Moyen Age, le français a reçu les apports des langues régionales (de l'Ouest, le crachin, du midi, l'abeille, du Nord, le cabaret, de l'Est, le beurre...) comme ceux de l'arabe avec l'algèbre, le zéro, le chiffre, le sofa ou le divan... Au XVIè siècle, l'influence des Médicis oblige, les mots italiens sont partout ! Ce sont les débuts d'allers-retours incessant entre la France et l'Italie, ou encore la France et la Grande-Bretagne. Car il ne faut pas oublier qu'un nombre très important de mots utilisés par nos voisins anglais ou italiens sont d'origine française.

275145_345481514_retraite-gremi3_H072146_L.jpgC'est Henriette Walter qui nous cite  l'exemple de l'ancien verbe français " toster " : griller, rôtir, parti en Angleterre et qui nous en est revenu sous la forme du célèbre toast. Tout comme le frrançais " conter fleurette " du XVIIè siècle a  retraversé la Manche au XXè siècle, transformé en flirt. Autre " voyage "  amusant : vous avez déjà entendu parler, je pense, du troisième enfant de Michael Jackson, surnommé depuis son plus jeune âge " Blanket " car il ne se séparait pas d'une petite couverture. Eh bien, ce mot anglais est issu de l'ancien français " Blanquette " qui signifiait à l'époque une couverture de drap blanc.

Comme quoi, les mots n'en font qu'à leur tête, et se jouent des frontières !

Le billet de Hélène

10:54 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (1)

01/12/2010

Les bijoux de la famille impériale

Château-vue-de-la-terrasse-musees-et-domaine-nationaux-du-chateau-de-compiegne-credit-Poirier.jpgBroche à l'effigie de l'impératrice Eugénie, épingles de cravatte offertes par Napoléon III, châtelaine (ornement de ceinture) de la princesse Mathilde... Le palais de Compiègne réunit une importante collection de bijoux et décorations du Second Empire (1852-1870).

Ecrins-Impériaux.jpgVéritables trésors de raffinement, les parures pour le soir ou les réceptions, les bijoux d'enfants et autres camées témoignent d'une grande richesse d'inspiration. Ces bijoux d'apparat ou ces gages sentimentaux proviennent de la famille impériale, de son entourage ou de personnalités du Tout-Paris, comme la chanteuse Hortense Schneider.Com3.jpg

Entièrement restaurée, cette collection exceptionnelle de 160 pièces est présentée pour la première fois dans son ensemble, révélant la diversité de la joaillerie au XIXè siècle notamment avec l'essor de la bijouterie dite " fantaisie " .

Palais impérial de Compiègne (Oise), Jusqu'au 3 janvier 2011.

10:06 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (4)

19/11/2010

Pommes de terre à tout faire

467x650.jpgLorsqu'ils débarquèrent chez les Incas du Pérou, au début du XVIè siècle, les conquistadors espagnols, conduits par Pizarro, apportaient du blé, de la vigne et de l'olivier qu'ils plantantèrent sur les hauts plateaux, de la canne à sucre qu'ils installèrent sur le littoral.        Fascinés par les richesses du pays, l'or et  l'argent, ils ne prêtèrent guerre attention à la papa, le modeste tubercule qui permettait cependant de nourir les paysans et les mineurs.

Les Indiens la consommaient bouillie ou rôtie et avaient imaginé, pour la conserver dans ces régions où il gèle presque chaque nuit, de les plonger plusieurs nuits durant dans de l'eau glacée avant de leur faire prendre vie au soleil - l'histoire prétend, et l'histoire a raison, que la papa ainsi (mal) traitée était farineuse, insipide et malodorante.

Il fallut qu'à la fin de ce même siècle, un navigateur anglais, de retour d'une expédition contre les Espagnols, fît escale en Virginie, devenue possession de la reine Elisabeth  Ire.Il transportait dans ses cales, entre autres butins, des sacs de pommes de terre qu'il laissa à ses compatriotes affamés... lesquels, de  retour en Angleterre quelques années plus tard, en emportèrent avec eux. A l'époque, une famine terrible sévissait outre-Manche... mais la " patate de Virginie " n'était pas encore assez connue ni reconnue pour y remédier.

PARMENTIER L'IMPOSE EN FRANCE

Ceux qui s'accordaient à reconnaître ses vertus alimentaires la traitaient néanmoins avec dédain, tout juste bonne à nourrir les pauvres... qui, lorsque la maladie détruisit les récoltes, en 1846, se virent contraints d'émigrer en Amérique du Nord.

Notre tubercule, s'il avait mis pas mal de temps à s'imposer en Angleterre, en mit davantage à conquérir l'Espagne... puis l'Italie. Et davantage encore pour s'imposer en France, à la fin du XVIIIè siècle, grâce, on le sait, à Parmentier. A l'époque, il n'existait guère qu'une seule sorte de pomme de terre.

Depuis, la famille s'est élargie... et s'agrandit sans cesse, proposant, tout au long de l'année, des variétés diverses, depuis la plus courante (bintje, monalisa, samba, etc.) jusq'aux précieuses primeurs et aux raretés que sont les pommes de terre de l'Île de Ré ou de Noirmoutier, en passant par les " chair ferme " (belle de Fontenay, charlotte, ratte, roseval, etc.).

La pomme de terre contient de la vitamine C, surtout quand elle est cuite avec la peau, du potassium, bénéfique pour les muscles et le coeur, du magnésium et du fer. Contrairement à une légende communément répandue, elle ne fait pas grossir, à condition d'être cuite à l'eau - mais je ne connais pas d'individu normalement constitué, qui soit capable de renoncer à une assiette de frites. Le tout est de ne pas en abuser...

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La bonne cuisine.

17:43 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (3)

 
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