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26/04/2012

A propos de...

crise_planete_image.jpg3 ème ÉTAPE : LA CRISE S'ÉTEND A TOUTE LA FINANCE ET A L'ÉCONOMIE MONDIALE

En janvier 2008 commence à se révéler que des banques ont des titres qui ne valent rien. Lehman Brothers, puissante banque américaine, révèle qu'une partie de son bilan est creux. Comment les vérificateurs qu'on appelle comissaires aux comptes, chargés de vérifier chaque année l'exactitude des valeurs déclarées au bilan d'une banque, ne l'ont-ils pas vu plus tôt ? Qu'ont-ils vérifié ? Que leur a-t-on caché ? Mais les commissaires aux comptes sont payés par la Direction de la banque ! Complicité ? Silence sur l'affaire avant qu'elle n'éclate?

De gros mastodontes financiers font faillite aux États-Unis, puis en Grande-Bretagne, puis en France, en Allemagne... Les États-Unis déclarent 700  milliards de pertes dans les banques américaines. Les banques se méfient les unes des autres, ne se prêtent plus d'argent. C'est dramatique pour l'économie, car lorsqu'une banque n'a plus de liquidité pour prêter, les entreprises qui attendent un prêt pour s'agrandir, pour faire crédit à leurs client, ne reçoivent pas ce prêt, et l'économie se bloque. Toute l'économie mondiale risque d'être touchée par la récession si les banques n'ont plus d'argent pour accorder des prêts aux entreprises.

C'est pourquoi l'État intervient rapidement : il débloque des liquidités pour que les banques n'en manquent pas et puissent continuer à consentir des crédits aux entreprises, sinon c'est la faillite de multiples entreprises, à commencer par les plus petites, et c'est le chômage pour des milliers de personnes !

Bush, en fin de mandat, déclare combler le trou avec l'argent de l'État Fédéral pour redonner confiance.

La banque Centrale Européenne, la BCE,baisse son taux directeur de 0,5 % pour que le crédit soit plus facile, mais sans exagération comme ce qui s'était fait aux USA en 2001. Les États se concertent. Ils ne peuvent pas laisser le système bancaire s'effondrer.

En Europe, ils déclarent qu'aucune banque ne sera laissée en faillite, au besoin elle sera nationalisée, c'est-à-dire que l'état, en y mettant de l'argent, deviendra son principal actionnaire, quitte à revendre ces actions plus tard quand cela ira mieux.

CETTE CRISE EST-ELLE SALUTAIRE ?

Oui sans doute, si l'on veut bien faire toute la vérité et en tirer les conclusions.

Que de manques de transparence, de vérité, de surveillance, de contrôle ! Là sont les masques de l'appât immodéré de gain à court terme sans analyser les conséquences à long terme.

Pour parer à ces dérives dans l'avenir, il faudra établir des règles plus contraignantes de vérification.

Mais la gouvernance mondiale au niveau de la finance n'existe pas encore. C'est chaque État qui se donne des règles. C'est pourquoi on assiste actuellement à l'urgence d'une concertation entre tous les États sans en excepter aucun, car, si un État laisse des facilités, l'argent s'y précipitera : l'argent va toujours là où c'est le moins contrôlé et le plus facile de s'arranger. Et le problème ne fait que de se  déplacer !

En arrivera-t-on à un début de gouvernance mondiale qui doit commencer d'urgence par la  finance ?

Bonne lecture .

S. N. R.

 

 

 

 

16:43 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4)

25/04/2012

Apropos de...

euro-dollar1.jpg2 ème ÉTAPE : LA SUPERCHERIE DES BANQUES AMÉRICAINES QUI ÉCLATE EN 2008

Les banquiers savent bien depuis 2001 qu'il y aura des impayés parmi les emprunteurs, puique le chômage augmente et qu'elles-mêmes n'avaient pas pris suffisamment de précautions pour vérifier la solvabilité des emprunteurs.

Les banques qui ont multiplié ces prêts courent donc un gros risque dans les années à venir, même si elles espèrent récupérer les maisons hypothéquées.

2 ème tromperie des banques : Le créancier est l'organisme qui reçoit les annuités d'emprunts avec l'intérêt. Les banques, créancières de ces petits emprunteurs, vendent ces créances à d'autres banques. On peut inventer beaucoup de choses en finances, on peut vendre le droit à recevoir une créance. Ces créances deviennent alors un titre qui se vend sur le marché bancaire. Mais, d'habitude, on n'achète un titre que quand celui qui émet ce titre est très sûr : par exemple l'État, une grosse banque. Or ce titre est gagé sur un débiteur non solvable et sur une maison hypothéquée qui a perdu sa valeur.

La première banque a vendu sa créance,elle n'a plus le risque ; c'est la deuxième banque qui a le risque des impayés. C'est le phénomène de la titrisation (transformation en titres qui se vendent) des créances qui s'est multiplié au ÉTATS-UNIS de 2001 à 2008.

La deuxième banque peut avoir quelques doutes sur la sûreté du titre qu'elle a acheté. Elle va noyer ce titre dans bien d'autres du même genre, quelques-uns étant très sûrs et d'autres moins. Elle ne vend plus alors à son client une " créance peut-être douteuse ", mais un panier de titres dont plusieurs sont très sûrs et d'autres moins. Ces paniers de titres s'appellent des fonds communs ou des SICAV (Sociétés d'investissement à capital variable).Or depuis les années 1990, les banques vendent surtout à leurs clients (particuliers ou entreprises) des SICAV plutôt que des actions ou des obligations, car la SICAV est un énorme panier dont un client de la banque ne possède qu'une toute petite fraction. Mais aux États-Unis, la plupart de ces SICAV ou prêts de banque à banque sont pollués par ces titres douteux dont personne ne parle et que personne ne peut plus vérifier à cause de leur émiettement dans quantités de SICAV.

Cette 2 ème tromperie, c'est un manque de contrôle sur la solidité des créances, un manque de suveillance par les banques sur la composition des SICAV ou des prêts entre banques. C'est de la dissimulation volontaire pour faire plus d'affaires, plus de prêts, plus de ventes de titres, car l'employé de banque comme le directeur reçoivent des primes importantes en fonction de leur chiffre d'affaires ! Quelle tentation de gains mirobolants à laquelle on cède facilement en occultant le risque ! Des banques européennes et japonaises ont aussi acheté de ces créances en principe sûres !

A suivre...

 

 

14:16 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

24/04/2012

A l'origine de la crise mondiale

g20_globe.jpgQue de personnes se posent de  questions sur la crise financière :difficile de comprendre d'où cela vient et comment cela a été possible !

Je vais essayer d'être simple en m'appuyant sur les explications de quelques grands économistes, en soulignant les moments ou les manières de faire qui sont des dérapages ou des tromperies.

Il y a trois étapes dans cette crise.

1ère ÉTAPE AUX ÉTATS-UNIS ENTRE 2001 ET 2007.

Septembre 2001 : Les Tours du World Trade Center s'effondrent. Les USA sont attaqués en plein coeur par le terrorisme international.

Buch Junior vient d'être élu Président. Son but à ce moment est de remonter le moral des Américains et de ne pas permettre que ce choc inconcevable soit cause d'une récession économique. Par conséquent, alors que le chômage commence à menacer pour d'autres causes, car la récession économique commence bien aux USA, il fait lancer par les banques une politique d'assession à la propriété de son logement pour le plus grand nombre possible d'Américains.

QUE FAIRE POUR CELA ?

Abaisser le taux des emprunts, construire des logements.

Les petites gens vont emprunter pour devenir propriétaires si le renboursement mensuel de l'emprunt n'est pas supérieur à leur loyer. Alors les banques autorisent des emprunts sur 20 ou 25 ans, la mensualité est donc petite, et la FED (Banque Fédérale Américaine) baisse le taux des emprunts à 1%. Les banques ne demandent même pas qu'il y ait une part suffisante de fonds propres apportés par l'emprunteur, elles peuvent avancer la totalité du prix.

" Très intéressant, disent les gens peu fortunés, ce n'est pas plus cher que mon loyer, par conséquent je peux y aller, et après, on sera propriétaire et on aura plus à payer de loyer ; on passera la maison à nos enfants ! "

Telle était la publicité des banques, très persuasive, car, lorsque le taux est de 1%, il faut faire beaucoup de prêts pour que la banque gagne suffisamment et fasse un certain bénéfice sur ces prêts.

1 ère tromperie : Publicité incitative, ne montrant que l'avantage d'aujourd'hui, ne disant pas que le taux est variable. S'il est de 1 % pendant quelques années, la FED le remonte ensuite et avec un taux de 3 % au bout de 5 ans, les intérêts sont triplés et la mensualité devient bien plus chère que le loyer d'autrefois ! Les banques font voir l'avantage du court terme, mais cachent les risques à long terme !

De plus, la maison est hypothéquée, simple petite remarque dans le contrat de prêt, c'est-à-dire que si vous n'assurez pas les mensualités pendant 20 ou 25 ans, la maison est reprise par la banque, revendue et vous êtes chassé de votre logement. Ces prêts à faible taux au début s'appellent aux USA des " subprimes " .

Août 2007 écate la crise des subprimes, au moment de l'augmentation des taux qui se cumule avec l'augmentation du chômage. Combien de gens ne peuvent plus payer leur mensualité autrefois si avantageuse ! Expulsion, confiscation du logement, familles à la rue...Nous avons vu ces scènes à la télévision ! Les banques essayent de vendre les maisons hypotéquées, mais lorsque des milliers de maisons sont en vente, le prix de l'immobilier baisse et même les maisons ne se vendent pas !

Ces maisons hypotéquées ne valent rien. Ce sont alors les banques qui y perdent !

A suivre...

 

 

09:03 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5)

 
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