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22/12/2013

Petit conte de Noël

sapindenoel.jpgIl était une fois _ c'est souvent ainsi que commencent les contes _ un vieil homme qui vivait à la lisière d'un village, au coeur de la France profonde. Depuis bien longtemps, les gens ne lui adressaient plus la parole : ils faisaient courir le bruit qu'il ne voulait voir personne et le traitaient de " vieil original bougon ", si bien que le vieillard ne sortait plus guère de chez lui, et se repliait de plus en plus sur lui-même.

Un jour qu'il cuisinait son" petit fricot", le même chaque soir (quelques pommes de terre revenues dans du lard), il entendit, sur la route qui passait devant chez lui, le crissement de pneus d'une voiture qui s'arrêta brusquement : une femme en sortit et lui demanda le chemin le plus court pour se rendre à la ville voisine. Il lui répondit laconiquement, tout étonné d'entendre le son de sa propre voix ! Puis, de nouveau, ce fut le silence.

Quelques jours plus tard, la même voiture se gara devant sa porte, et la même femme frappa avec insistance. Un peu soupçonneux, il hésita longtemps avant d'ouvrir. Quelle ne fut pas sa surprise quand la visiteuse lui demanda de bien vouloir l'accompagner jusqu'à la ville : on cherchait un vieil homme, avec une belle barbe blanche comme la sienne, pour jouer le rôle du père Noël dans les rues !

Je vous laisse imaginer la stupéfaction de Barnabé (c'était son nom). Il se fit lontemps prier, et il fallut une incroyable force de persuasion pour le décider. Mais, après tout, qu'avait-il à perdre ? Et puis, ce serait l'occasion de sortir un peu de cette solitude qui lui pesait tant ! Pour une fois, on venait le chercher, au lieu de le fuir, tant et si bien qu'il funit par accepter.

Ni une, ni deux, le voilà habillé de pied en cap en Père Noël : une houppelande rouge, bordée de fourrure blanche, et de grandes bottes. Point ne fut besoin d'une barbe postiche, la sienne était superbe ! On le chargea d'une hotte qui regorgeait de cadeaux, et on lui fourra, dans les poches, des centaines de bonbons enrobés de papiers multicolores.

Et voilà Barnabé parti dans les rues de la ville. Sa stupeur fut grande, vous pouvez m'en croire : tous les enfants se précipitaient vers lui, en l'acclamant, et se bousculaient pour l'approcher. Il n'avait qu'à  lancer à toute volée des bonbons et des jouets de pacotille pour susciter l'enthousiasme. Il n'en croyait pas ses yeux, lui qu'en général on évitait.

À la fin de la journée, on lui demanda de se rendre à l'hôpital et de distribuer aux petits malades les jouets qui restaient dans sa hotte. Son coeur fondit de compassion lorsqu'il aperçut les visages pâles et amaigris des enfants. Quand il leur offrit les jouets,leurs yeux se mirent à briller comme des étoiles ! Je ne sais qui fut le plus heureux...

Barnabé retourna chez lui le soir même. Sa prestation de Père noëL ne dura qu'un jour, mais elle changea complètement sa vie. En quelques heures, il avait compris que, pour être heureux, il ne faut pas attendre le bonheur, mais le donner autour de soi.

Il avait trouvé la clé de la vraie joie !

 

Conte inédit d'Anne CHOUTET

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20/12/2013

Volaille en fête !

poularde-festive-label-rouge.jpgNaguère, seule la dinde était associée au repas de réveillon, voire au déjeuner du 25 décembre, mais elle s'est laissé damer le pion par le chapon et la poularde, plus charnus et goûteux, bien que plus onéreux...

Le chapon, le jeune coq castré et engraissé, a un passé prestigieux: du temps où les Romains n'avaient droit qu'à une poule par banquet, ils imaginèrent, pour contourner la loi et économiser le grain destiné à la plèbe, de nourrir de jeunes coqs castrés à l'aide de produits laitiers. De nos jours, le chapon est nourri d'au moins 75 % de céréales et de produits laitiers. En Bresse, il doit avoir au moins huit mois, dont sept passés dehors (à partir du moment où il revêt son habit de plumes). A l'abattage, il pèse de 3 kg à 6 kg. Sa chair est incomparable.

Le poulet fera honneur à un repas de fête s'il provient d'un élevage traditionnel. Et s'il a été abattu entre 40 jours et 90 jours après la naissance, les nouveaux types d'alimentation permettant de les consommer plus jeunes.

La poularde: à ne pas confondre avec le poulet ! Elle est élevée en liberté et nourrie de maïs et de céréales, complétés de produits laitiers les deux dernières semaines. Sa chair tendre et délicate, enrobée d'un bon gras, demande à être rôtie, braisée ou pochée, surtout pas grillée ni sautée, ce qui ferait fondre sa graisse. Certaines bénéficient d'un AOC.

Le canard, nantais ou de Barbarie, est d'un prix accessible et d'une saveur délicate. Il supporte mille et un apprêts différents, avec des fruits notamment.

La pintade doit être, elle aussi, choisie avec discernement: le Label Rouge garantit l'origine, l'alimentation et la durée de l'élevage, l'appellation fermière signifie qu'elle a été élevée en plein air et non en batterie. On lui préférera le pintadeau, plus tendre et savoureux.

La dinde: découverte par les conquérants espagnols au Mexique, elle a détroné l'oie de Noël en Angleterre et constitue le plat de Thanksgiving aux Etats-Unis. Chez nous, elle est noire et plantureuse, notamment dans le Gers. On lui préférera le dindonneau, que l'on accompagnera de marrons.

L'oie: appréciée des Egyptiens, des Grecs et des Romains, elle fut un gibier avant d'être un animal de basse-cour, qui peut peser jusqu'à 12 kg après engraissement.  Souvent abattue vers trois mois, elle est délicieuse avec de la choucroute.

La bonne cuisine !fe8b077e.gif

19/12/2013

Un aller simple pour Mars

PHO0882eb28-fdd4-11e2-848a-f82f13ee1b48-805x453.jpgPlus de deux cent mille volontaires, originaire de toute la planète, se sont déjà présentés pour pouvoir participer au projet futuriste de l'ingénieur néerlandais Bas Lansdorp: une expérience humaine sur Mars.

" D'ici 2015, entre six et dix équipes de quatre personnes subiront un entrainement complet, explique Lansdorp, avant qu'une de ces équipes ne devienne - en 2023 - celle des premiers hommes à avoir jamais atterri sur Mars. Le retour sur Terre n'est pas prévu ", tient-il à préciser, en outre les pionniers devront, à leur arrivée à destination, construire de petits habitats, produire leur oxygène, cultiver leur nourriture...tout cela au milieu d'un désert hostile où la température moyenne oscille autour de moins 63 degrés Celsius.

Mis à part un autre obstacle de taille, dû au coût particulièrement élevé d'un tel projet - qui devrait être financé grâce à son exploitation médiatique -, le premier des problèmes est l'inexistence d'une fusée capable de transporter ces téméraires jusqu'à la planète rouge.

Mais on peut toujours rêver !4e020f8f.gif

 
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