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11/11/2010

JOUR DE MÉMOIRE

46269183_p.jpgA première vue, ce devait être un jour comme les autres. Le 1 560è jour de cette guerre qui avait provoqué la mort de plus de dix millions de personnes.Et pourtant, ce jour-là, à 5 heures, heure française, l'armistice tant attendu, tant espéré, était enfin signé à Rethondes. A 11 heures, le feu était arrêté sur tout le front des armées alliées. Le silence, impressionnant, irréel, succédait à l'enfer des tirs d'artillerie et des éclats d'obus.La Grande Guerre, qu'on espérait être la " der des ders ", était finie.

22770813.jpgJe crois que personne, s'il ne l'a pas vécu, ne peut imaginer le déferlement de joie, d'enthousiasme, qui a submergé le monde. Mon professeur d'histoire nous racontait que son père était rentré plus que gai - " complètement saoul, pour la première fois de sa vie ", précisait-elle - au petit matin, le 12 novembre. Ma grand-mère me confiait que, le 14 juillet 1919, elle était allée avec son pliant sur les Champs-Elysées dès 4 heures du matin afin de pouvoir assister au défilé de la Victoire et de la Paix.       Clémenceau, le " Père de la Victoire ", le politicien inflexible qui avait pleuré, de joie et d'émotion, en apprenant la signature de l'armistice, avait voulu que ce premier défilé soit le jour de tous les combattants, vivants ou morts. On croyait de toute son âme en la paix. Pareille tragédie ne pouvait se reproduire. C'est pour cette raison que, quatre-vingt-douze ans après, le 11 novembre garde tout son sens.

Baptisé jour des anciens combattants ou " Veteran's Day " aux Etats-Unis, ou encore Jour du souvenir, " Remembrance Day ", dans les pays du Commonwealth, il devient de plus en plus un " jour de mémoire ", le jour qui nous permet de rendre hommage aux combattants et aux civils d'une génération perdue. Tant de souffrances, de sacrifices, d'abnégation... personne ne peut ni ne doit les oublier.

Me reviennent en mémoire les vers, si beaux et empreints d'humanisme, de Guillaume Apolinaire :

" Si je mourais là-bas sur le front de l'armée

Tu pleurerais un jour ô Lou ma bien-aimée

Et puis mon souvenir s'éteindrait comme meurt

Un obus éclatant sur le front de l'armée

Un bel obus semblable aux mimosas en fleur (...)

Lou si je meurs la-bas souvenir qu'on oublie

Souviens-t'en quelquefois aux instants de folie

De jeunesse et d'amour et d'éclatante ardeur... "°

Souvenons-nous, toujours. En hommage empreint de tendresse et d'admiration, infinies, à nos grands-pères et à nos pères.

31935287.jpg° Extait de poèmes à Lou, janvier 1915.


Le billet de Françoise.

21:30 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Comme tu le dis si bien c'est avec la mémoire de notre Passé que l'on construit l'avenir...
Un très joli poème comme tous ses écrits que nos "poilus" ont laissé à ce moment-là.
Bises de Michel.

Écrit par : Michel | 11/11/2010

Les commentaires sont fermés.

 
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