31/01/2010
Des oeufs en brioche


Un plat surprise ? Les enfants vont adorer !
Préparation : 5 mn
Cuisson : 10 mn
Pour 6 personnes :
° 6 brioches
° 300 g d'allumettes de jambon
° 6 oeufs
° 6 cuillères à soupe de crème
° sel et poivre
° 1 brin d'estragon
1 . Préchauffer le four à 210°c (th. 7 ).
Laver et ciseler les feuilles d'estragon.
Retirez le chapeau des brioches et évider celles-ci
très délicatement pour ne pas les percer.
Placer dans chaquune d'elles quelques allumettes de jambon
et un peu d'estragon.
Cassez l' oeuf par-dessus, salez, poivrez et recouvrez
d'une cuillerée à café de crème fraîche.
2. Déposez les brioches et leurs chapeaux dans un plat à four,
et enfournez pendant 10 mn. Vérifiez que le blanc est pris
et replacez les chapeaux sur les brioches.
Servez avec un coulis de tomates tiède parfumé à l'estragon.
Vous pouvez aussi servir avec des lamelles de saumon fumé
à la place du jambon.
bon appétit !
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29/01/2010
Avec les épices, offrez-vous une escale colorée
Venues d'Asie au fil des siècles,
les épices donnent du relief à nos plats.
Elles enrichissent notre cuisine,et lui
apportent de la couleur et des
saveurs d'ailleurs.
Jadis, du temps qu'elles voyageaint à dos de chameau depuis les Indes
ou l'Afrique, les épices constituaient une marchandise rare et chère,
le poivre surtout.
Les traces les plus anciennes de ce commerce figurent sur les murs
du tombeau de la reine Hatschepsout ( 1520-1484 av. J.-C. ), situé
sur la berge occidentale du Nil, et témoignent des voyages entrepris
par les Egyptiens de l'Antiquité pour se procurer des résines comme
la myrrhe et l'encens qui servaient à la préparation des parfums et
aux embaumements, mais aussi de la cannelle, en provenance du
SriLanka ( autrefois appelé Ceylan ).
Un peu plus tard, vers l'an 1000 av. C., les Phéniciens pratiquèrent
le commerce des épices depuis la ville de Tyr, échangeant poivre,
cannelle, cumin, coriandre, carvi, anis, etc., contre des métaux
fournis par... les Anglais.
Sous le règne d'Alexandre le Grand ( IVè siècle av. J. C. ), les épices
furent commercialisées le long des côtes méditerranéennes avant de
regagner les routes du poivre aves les armées parties à la conquête de l'Asie.
UNE DENRÉE PRÉCIEUSE DEVENUE ABORDABLE
A la suite des cuisiniers grecs, les cuisiniers romains de l'Antiquité en
usèrent et abusèrent, du gingembre surtout, dont ils submergeaint leurs plats-
une pratique qui perdura durant tout le Moyen Age, les épices permettant
de garder les aliments dans des mélanges très aromatisés destinés à
masquer l'exès de faisandage ou, au contraire, de donner du goût aux
viandes bouillies à l'exès.
Au XIIè siècle, les croisades et le contrôle de la "route des épices"
permirent de renouveler l'approvisionnement, Venise s'attribuant
quasiment le monopole de la distribution, avant que les grandes découvertes
du XVIè siècle ne permettent de découvrir des denrées nouvelles.
Longtemps chères-au point qu'on les offrait en guise de présent et qu'on
les utilisait, sous l'Ancien Régime, comme monnaie pour payer les juges,
une pratique abolie par la Révolution-, les épices se sont " démocratisées "
et on les trouve, de nos jours, en variété et quantité sur les marchés,
chez les épiciers et dans tous les supermarchés.
D'où la tendance qu'on observe parfois à utiliser les épices en trop
grande quantité- la prolifération des plats et des restaurants exotiques
n'y est certainement pas pour rien !
C'est oublier que les épices sont des rehausseurs de goût,
le moyen de mettre en valeur tel ou tel plat. En aucun cas de l'étouffer.
A utiliser, par conséquent-poivre, piment, cannelle, curcuma, sésame,
anis, cumin, gingembre, noix de muscade, cardamome, clou de girofle,
safran ou... vanille- avec modération, cousine de la sagesse.
13:08 Publié dans maison | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
28/01/2010
Du vinaigre à toutes les sauces
Blanc, rouge, fait maison
ou paré d'un label prestigieux,
le vinaigre fait partie des ingrédients
de base que l'on doit obligatoirement
avoir à portée de main.
Il sert à tout... et en toutes circonstances.
Difficile de dire où, quand et comment le vin aigre de nos ancêtres
est devenu le vinaigre que nous connaissons.
Les vinaigres, faudrait-il dire ... mais nous y reviendrons.
On sait que le vinaigre résulte de l'oxydation d'une solution alcoolisée,
et pas seulement du vin. Par le moyen de la fermentation, l'alcool
se transforme alors en acide acétique, c'est-à-dire en vinaigre.
Alors qu'on fabriquait et utilisait du vinaigre depuis l'Antiquité-à
Rome, allongé d'eau, il constituait une boisson rafraîchissante
très prisée-, il fallut attendre la fin du XVIIIè siècle pour qu'Orléans,
"capitale" du transport des vins par la Loire, devienne celle du vinaigre,
et le siècle suivant pour que Pasteur découvre que ladite fermentation
était due à l'action d'un micro-organisme.Elle s'accompagne de
l'apparition d'un voile régulier qui s'enfonce progressivement dans le liquide
en une masse gélatineuse et qu'on nomme la "mère de vinaigre ".
PRÉCIEUX OU ORDINAIRE MAIS INDISPENSABLE
La qualité du vinaigre dépend, bien sûr, de celle du vin employé;
blanc ou rouge, renfermant au moins 6° d'acide acétique (voir étiquette
au dos de la bouteille) et ne tirant pas plus de 9°. A acheter dans le
commerce ou à préparer chez soi en utilisant un vinaigrier en grès
où l'on aura déposé une parcelle de " mère de vinaigre " et que l'on
bouchera ( pas hermétiquement surtout, afin que l'air puisse passer )
pour un mois ou deux.
Le vinaigre de vin est le plus couramment utilisé en France, avec celui
provenant du cidre, moins acide, du vinaigre de Banyuls au goût fruité,
élaboré à partir de vins doux naturels et qui vieillit d'abord en plein air,
puis à l'abri, du vinaigre de Xérex (fabriqué à partir de vins doux naturels
issus de cépage andalous et vieilli en fûts de chêne), et du balsamique,
orignaire d'Emilie-Romagne et issu du moût d'un raisin blanc,
le trebbiano, vendangé tardivement et placé ensuite en fût de bois:
un seul fût et le balsamique est d'un prix abordable, plusieurs fûts successifs
et il devient alors onéreux... et délicieux !
Certains vinaigres sont encore fabriqués artisanalement, comme le vinaigre
de vin à l'ancienne et le vinaigre d'Orléans, vieillis en fûts de chêne dans lesquels
ils passent plusieurs semaines... mais la plupart de ceux qui nous sont proposés
sont fabriqués en quelques heures à partir de vin rouge ou blanc brassé avec
des copeaux de hêtre imbibés de vinaigre.
Précieux ou ordinaire, le vinaigre est indispensable, qu'il s'agisse de préparer
une sauce froide, une vinaigrette, une marinade, un court-bouillon, un beurre blanc
ou une béarnaise, de mettre en bocaux petits oignons ou cornichons,
d'assaisonner une salade, de déglacer un récipient de cuisson ou de rehausser
le goût des crudités ou des viandes froides.
Vous l'aurez compris, le vinaigre, à l'égal de l'huile, du sel et du poivre,
fait partie des indispensables en cuisine...
18:33 Publié dans maison | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
27/01/2010
Le chou à la mode de chez nous

Entre" dans les choux "
est une expression que l'on peut juger
quelque peu méprisante pour ce légume
connu en Europe depuis plus de quatre mille ans.
Originaire du littoral océanique, il gagna le Bassin méditerranéen
où il fit aussitôt la conquête des Grecs et des Romains.
Au Moyen Age,il se répandit un peu partout en Europe, apprécié tout à la fois
pour ses vertus médicinales et nourricières : le chou vert est à la base,
en effet, des soupes qui servaient à nourrir le " bon peuple " des campagnes.
Peu à peu, les croisements et les hybridations donnèrent de nouveaux types:
chou-fleur, brocoli, chou pommé blanc, vert ou rouge, celui-ci né en Allemagne
au XIIè siècle, chou chinois introduit en France au XVIIIè siècle,
chou de Bruxelles, apparu... en Belgique, c'est sûr, en 1785.
AUX MILLE VERTUS
On n'en finirait pas d'énumérer les diverses variétés.Toutes ont en commun
de constituer un aliment contre certaines formes de cancer et...
le vieillissement des cellules.
Riche en vitamines C, E et B9, en provitamine A, le chou est également
bien pourvu en calcium, en magnésium, fer, oligo-éléments et fibres.
Il est néanmoins, c'est indéniable, difficile à digérer.
On remédira à cet inconvénient en choisissant des sujets jeunes
dont on enlèvera les feuilles flétries et le trognon,souvent fribreux,
avant de le faire blanchir successivement dans deux eaux ( en ajoutant
un croûton de pain , qui évite les odeurs désagréables ) si on le mange cuit,
ou de le râper finement si on le prépare cru.
Depuis la salade de chou rouge, les bouchées de choux de Bruxelles,
la potée ou encore la choucroute, arrivée de Chine ( au IIIè siècle av. J.-C.,
le chou fermenté dans du vin constituait la base de l'alimentation des bâtisseurs
de la Grande Muraille ) jusqu'à nous,en passant chez les Germains,
le chou a fait du chemin. De tout temps,
il demeure un légume économique et savoureux.
Légume de l'hiver par excellence, le chou est bon pour la santé.
11:44 Publié dans maison | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
26/01/2010
Les " petits plats " mijotés
En hiver, les petits plats qui mijotent
doucement sur le feu sont tout
particulièrement appréciés.
Facile à préparer, la cuisine en cocotte offre de bons restes
et de délicieux moments à partager...
Aiguillette de boeuf en cocotte
Le mot " petit ", que la langue française a trop tendance à
accoler à n'importe quel substantif, robe, dépense, voyage, etc.,
devient presque flatteur quand on parle de cuisine.
Les " petits plats " font partie de notre patrimoine culinaire et,
pour peu qu'ils soient mijotés, ils deviennent une gloire nationale.
Au fait, qu'est-ce qu'un plat mijoté ? Le mot "mijoter "est issu
de l'ancien français " mijot ", désignant l'endroit où l'on faisait mûrir
les fruits. Rien à voir, nous direz-vous, avec le boeuf bourguignon,
la fricassée de lapin ou l'estouffade d'agneau qui cuisent doucement
et en cocotte. Rien et tout, dès lors qu'il s'agit d'amener à maturité
une viande, accompagnée ou non de légumes, afin de faire valoir
son goût et d'en extraire tous ses sucs.
UNE LONGUE CUISSON À PETIT FEU
En boucherie et en triperie, les viandes à mijoter sont des pièces de
2è et de 3è catégories, donc moins chère à l'achat.
On les fait cuire avec des aromates, à petit feu et... un certain temps,
dans du bouillon (boeuf, volaille, légumes...), du vin, de la bière...ou
de l'eau , qui leur donnera saveur et tendreté.
L'"opération " s'effectue dans une cocotte en fonte, et si elle possède
un couvercle creux où l'on verse de l'eau froide qui provoquera
une condensation interne, donc la formation de gouttelettes qui
arroseront la viande en cours de cuisson, c'est encore mieux.
Sinon, il est indispensable de suveiller la cuisson de loin en loin
afin que les ingrédients n'attachent pas. C'est à peu près tout en matière
de contrainte car, pendant que " ça mijote dans la cocotte ",
on peut faire autre chose...
UN MOMENT DE PARTAGE ET DE CONVIVIALITÉ
Si l'on s'est montrée prévoyante, il sera même possible de servir
plusieurs repas avec un seul plat- voire d'utiliser les restes pour
préparer une terrine ( à patir d'une auguillette de boeuf, par exemple ).
Sans compter, et ce n'est pas le moins important, qu'un plat mijoté,
un " bon petit plat mijoté ", est synonyme de partage et de convivialité,
et d'autant plus quand on pose la cocotte au milieu de la table
( un usage que ne renient pas les meilleurs restaurants) et que,
soulevant le couvercle, de délicieux effluves s'en échappent,
accompagnés d'expressions de satisfaction... et de félicitations à
l'adresse de la maîtresse de maison !
18:42 Publié dans maison | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
25/01/2010
Des soleils en hiver


Pour lutter contre la grisaille,
rien ne vaut, en cette période, l'éclat des fruits d'hiver,
véritables soleils qui nous mettent
l'eau à la bouche et donnent
un air de gaieté à nos tables...
Nous avons besoin de soleil, et de ces soleils qui ne brillent jamais autant
qu'au moment des fêtes, donnant couleur et éclat à nos tables
et à nos corbeilles de fruits...
Alors que l'hiver installe sa palette de tons sourds,
les agrumes et les fruits d'hiver nous offrent des teintes éclatantes.
Du jaune ou du vert des citrons à l'orange ou au rouge des oranges,
en passant par le jaune intense de l'ananas ou du coing et celui,
translucide, des mandarines et des clémentines auxquelles
leur petite feuille verte donne un air espiègle.
Un réconfort pour l'oeil et pour notre santé, et matière à cuisiner
gaiement au quotidien, et d'autant plus pour cette période de fêtes.
On sait tout le bien qu'il faut penser des agrumes qui,
provenant des pays chauds,nous dispensent de la vitamine C
en abondance, un peu d'acide citrique, des huiles essentielles
et du potassiom qui nous aident à lutter contre le froid et la grisaille.
GAIETÉ ET OPTIMISME AU MENU
Ils se plaisent à égayer plats salés ou sucrés... et servent de base
à d'excellents cocktails ou apéritifs " fait maison ", avec ou sans alcool,
qui confèrent un caractère original au moindre déjeuner ou dîner.
Certes, on peut consommer oranges, ananas ou clémentines
en guise de dessert, à la fin du repas, mais il ne faut pas oublier
qu'ils sont un atout précieux pour ajouter un caractère personnel
et original à un plat.
Il est indéniable que la couleur stimule l'appétit, et que nous
en avons besoin comme de la lumière que renvoie la robe
de ces fruits qui ont inspiré tant de peintres...
et de gourmands.
Voici donc quelques recettes qui, en ces semaines de fêtes,
donneront à bon compte de l'éclat à vos menus et
de l'optimiste à vos convives.
Et à vous-même, à qui nous souhaitons une belle, douce et délicieuse fête...
18:08 Publié dans maison | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
24/01/2010
RETOUR AUX SOURCES







On aurait pu les croire relégués au rayon des souvenirs
par les verrines, meringues safranées, mousses de roses
et autres préparations aussi inventives que géométriques,
sophistiquées et insolites, nées du cerveau fertile des
pâtissiers-créateurs parisiens. Pas du tout : les mille-feuilles,
paris-brest, saint-honoré, tarte tatin et autres gâteaux tout simples
reviennent en force. Et chez les plus révolutionnaires" ces Picasso de la patisserie "
qui ont proposé-ou imposé-depuis dix ans à une clientèle haut de gamme
des douceurs haute couture, des préparations " moléculaires " ou
des sorbets instantanés obtenus en plongeant des jus de fruits dans de l'azote liquide.
Voilà qu'ils préparent des " gâteaux de boulangers ", ou de grands-mères.
Ceux des dimanches d'autrefois.
19:13 Publié dans maison | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
22/01/2010
Haute couture


Tunique drapée de la collection hiver 1920.



Robe du soir hiver 1921.
Une entreprise aux petits soins
L'entreprise s'agrandit si vite qu'elle s'installe avenue Montaigne,
dans un lieu décoré par Georges de Feure.
Les salons dans le style Art déco en font un vrai temple de la mode
qui séduit une clientèle internationale des plus raffinées.
Très en avance sur son époque, elle fait installer une cantine
un centre médical et un cabinet dentaire gratuits pour ses ( 1200 employées ) et leur famille,
ainsi qu'une crèche.
Elle accorde des congés payés et des congés maternité plus avantageux que
ce que garantissent les lois sociales de l'époque.
Jusqu'au terme de son activité, elle aura travallé au service des femmes,
pour leur bien-être et leur élégance.
Son atelier ferme en 1939, lorsque la guerre éclate. Elle a alors 63 ans.
Consciente qu'elle devait protéger son patrimoine créatif,
elle fit une donation exceptionnelle à l'Union française des Arts du costume
en leur offrant 122 robes, 750 patrons, 75 albums photographiques et ses livres de comptes.
Il s'agit du fond que possède aujourd'hui le musée des Arts décoratifs de Paris.
Jusqu'à la fin du mois , une superbe exposition y réunit 130 modèles
réalisés entre 1912 et 1939.
Musée des Arts décoratifs, 107, rue de Rivoli, Paris, tél: 01-44-55-57-50.
Jusqu'au 31 janvier 2010.
23:20 Publié dans maison | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
un dé en or



Robe du soir
hiver 1936 et été 1938.
Une femme de coeur
Lorsqu'elle crée une superposition de trois chemises
composées de foulards rayés et blancs, d'aucun lui disent
que c'est une erreur, d'autres l'encouragent à monter son propre atelier.
L'entreprise coûte 400.000 francs. Elle en trouve 300.000 et réussit à fonder sa
maison de couture au n° 222, rue de Rivoli, à Paris.
Avec le succès, se révèle la femme de coeur.
Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, elle ouvre son atelier à ses couturières et
les laisse travailler pour elles-mêmes.
Un geste généreux qui lui est bien rendu car, après la guerre, elle retrouve ses employées
mais aussi ses clientes qui lui restent fidèles et adhèrent aux
nouvelles audaces de la créatrice.
Madeleine Vionnet maîtrise pafaitement la technique du biais,
jusqu'alors utilisée pour doubler les corsages.
Elle l'emploie alors pour draper le vêtement d'un seul tenant.
Ses robes souples comportent un minimum d'attaches,de boutons ou d'agrafes.
Elle pousse le raffinement à l'extrême afin d'atteindre une pureté absolue
des lignes grâce à une parfaite maîtrise du tissus, de son mouvement et
de son placement sur le corps.
Elle affectionne les motifs grecs et les motifs de rose.
À suivre...
22:38 Publié dans maison | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Madeleine Vionnet


Madeleine Vionnet dans son studio
avenue Montaigne, à Paris.

Douée d'une forte personnalité, et très en avance sur son temps,
Madeleine Vionnet fut l'une des plus grandes couturières françaises.
Le musée des Arts décoratifs de Paris retrace la vie de cette femme
de coeur.
Femme courageuse au caractère bien trempé,
Madeleine Vionnet (1876-1975 ) n'usa pas de séduction pour se faire connaître,
à l'instar de sa contemporaine Coco Chanel.
C'est la raison pour laquelle elle demeure peu connue du grand public aujourd'hui.
Elle a pourtant imposé sa modernité en aidant les femmes à s'émanciper et
connu un franc succès pendant l'entre-deux-guerres.
Un parcours sans faute qu'elle dut à son tempérament indépendant
et d'avant-garde.
Il faut dire que les vicissitudes de la vie ont peu entravé cette femme
énergique et brillante.
Bien que douée pour les études, à 12 ans, la petite Madeleine est placée
par son père chez la femme de son ami garde-champêtre pour apprendre la couture.
Elle ne sera pas institutrice comme le souhaite sa maîtresse d'école.
Vingt ans plus tard, nul ne le regrettera.
Madeleine a le fort tempérament de sa mère qui quitte son père afin de pouvoir travailler.
Fonder une maison de couture ne sera donc pas un problème pour Madeleine.
Elle a 18 ans lorsqu'à son tour elle quitte mari et enfant pour aller apprendre l'anglais à Londres.
Elle travaille d'abord comme lingère avant de trouver une place chez Kate Reilly.
La maison de couture londonienne lui permet d'habiller l'épouse du duc de Malborough.
C'est la première consécration !
Lorsqu'elle revient en France, cinq ans plus tard, elle rentre chez les soeurs Callot,
dans l'une des plus prestigieuses maisons de couture.
Un endroit de choix pour faire ses classes. Elle crée ses premiers modèles.
Déjà, ils frappent par leur audace et leur anticonformisme.
Le couturier Jacques Doucet fait alors appel à elle pour rajeunir sa maison.
Mais, en supprimant les corsets et en proposant aux manequins de défiler pieds nus,
elle se heurte aux reproches de la maison.
À suivre...
20:33 Publié dans maison | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


