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29/01/2010

Avec les épices, offrez-vous une escale colorée

images.jpegVenues d'Asie au fil des siècles,

les épices donnent du relief à nos plats.

Elles enrichissent notre cuisine,et lui

apportent de la couleur et des

saveurs d'ailleurs.

Jadis, du temps qu'elles voyageaint à dos de chameau depuis les Indes

ou l'Afrique, les épices constituaient une marchandise rare et chère,

le poivre surtout.

Les traces les plus anciennes de ce commerce figurent sur les murs

du tombeau de la reine Hatschepsout ( 1520-1484 av. J.-C. ), situé

sur la berge occidentale  du Nil, et témoignent des voyages entrepris

par les Egyptiens de l'Antiquité pour se procurer des résines comme

la myrrhe et l'encens qui servaient à la préparation des parfums et

aux embaumements, mais aussi de la cannelle, en provenance du

SriLanka ( autrefois appelé Ceylan ).

Un peu plus tard, vers l'an 1000 av. C.,  les Phéniciens pratiquèrent

le commerce des épices depuis la ville de Tyr, échangeant poivre,

cannelle, cumin, coriandre, carvi, anis, etc., contre des métaux

fournis par... les Anglais.

Sous le règne d'Alexandre le Grand ( IVè siècle av. J. C. ), les épices

furent commercialisées le long des côtes méditerranéennes avant de

regagner les routes du poivre aves les armées parties à la conquête de l'Asie.

UNE DENRÉE PRÉCIEUSE DEVENUE ABORDABLE

A la suite des cuisiniers grecs, les cuisiniers romains de l'Antiquité en

usèrent et abusèrent, du gingembre surtout, dont ils submergeaint leurs plats-

une pratique qui perdura durant tout le Moyen Age, les épices permettant

de garder les aliments dans des mélanges très aromatisés destinés à

masquer l'exès de faisandage ou, au contraire, de donner du goût aux

viandes bouillies à l'exès.

Au XIIè siècle, les croisades et le contrôle de la "route des épices"

permirent de renouveler l'approvisionnement, Venise s'attribuant

quasiment le monopole de la distribution, avant que les grandes découvertes

du XVIè siècle ne permettent de découvrir des denrées nouvelles.

Longtemps chères-au point qu'on les offrait en guise de présent et qu'on

les utilisait, sous l'Ancien Régime, comme monnaie pour payer les juges,

une pratique abolie par la Révolution-, les épices se sont " démocratisées "

et on les trouve, de nos jours, en variété et quantité sur les marchés,

chez les épiciers et dans tous les supermarchés.

D'où la tendance qu'on observe parfois à utiliser les épices en trop

grande quantité- la prolifération des plats et des restaurants exotiques

n'y est certainement pas pour rien !

C'est oublier que les épices sont des rehausseurs de goût,

le moyen de mettre en valeur tel ou tel plat. En aucun cas de l'étouffer.

A utiliser, par conséquent-poivre, piment, cannelle, curcuma, sésame,

anis, cumin, gingembre, noix de muscade, cardamome, clou de girofle,

safran ou... vanille- avec modération, cousine de la sagesse.

13:08 Publié dans maison | Lien permanent | Commentaires (8)

Commentaires

Bonjour Marie-thé.....Interessante ta note sur les épices J'ai bu, un jour, du café Libanais, à la cardamonne. De temps en temps , ça change un peu. Bonne aprè-midi , amie
Bises des alpes noélus

Écrit par : l'Alpin | 29/01/2010

Utiliser avec modération, c'est le mot ! J'en utilise très peu pour ma part. Le vinaigre de même. C'est bon mais comme tu le dis dans ta note : cela servait à masquer une viande faisandée.

Bisous,
Aliette

Écrit par : Aliette | 29/01/2010

Chez nous, nous épiçons pas mal mais non piquant, cela est défendu à l'Homme.
Le ras el hanout marocain, un arôme sensationnel. J'en mets dans beaucoup de mets.
Bises
Geneviève

Écrit par : Geneviève | 29/01/2010

Bonjour

Les anglais ont du oublier comment se servir des épices dans leur cuisine. Le ketchup et la sauce à la menthe sont bien pâles à côté de ce qu'ils connaissaient au Moyen Age.

Nous en avons de toutes origines, et en faisons souvent usage, sans oublier les plantes aromatiques de la régon, thym, fenouil, anis, sariette, romarin, genièvre par exemple.



Bises du grillon

Écrit par : Christian | 29/01/2010

Je suis une adepte des épices sans leurs notes qui me font voyager je trouve la cuisine un peu fade Belle note Bises

Écrit par : fleurbleu | 29/01/2010

Quel fumet, ici !... J'adore les plats subtilement épicés, car quand c'est trop, c'est trop !
Bonne soirée,
Gérard.

Écrit par : CHAP | 29/01/2010

Et bien concernant les épices, je vais vous révéler ma dernière découverte.. le poivre de Kampot.
Si vous ne connaissez pas le poivre de Kampot, renseignez vous dessus.. ça vaut le coup au niveau des parfums.
Je l'ai adopté récemment comme poivre de cuisine.

Écrit par : Poivre de KAMPOT | 30/01/2010

Merci pour ton passage et ta jolie poésie Bon dimanche Bises Brigitte

Écrit par : fleurbleu | 30/01/2010

Les commentaires sont fermés.

 
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