29/05/2009

Bannières de Mai

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Aux branches claires des tilleuls
Meurt un maladif hallali.
Mais des chansons spirituelles
Voltigent parmi les groseilles.
Que notre sang rie en nos veines,
Voici s'enchevêtrer les vignes.
Le ciel est joli comme un ange.
L'azur et l'onde communient.
Je sors. Si un rayon me blesse
Je succomberai sur la mousse.

Qu'on patiente et qu'on s'ennuie
C'est trop simple. Fi de mes peines.
Je veux que l'été dramatique
Me lie à son char de fortune.
Que par toi beaucoup, ô Nature,
_ Ah ! moins seul et moins nul ! _ je meure.
Au lieu que les bergers, c'est drôle,
Meurent à peu près par le monde.

Je veux bien que les saisons m'usent.
A toi, Nature, je me rend ;
Et ma faim et toute ma soif.
Et, s'il te plaît, nourris, abreuve.
Rien de rien ne m'illusionne ;
C'est rire aux parents, qu'au soleil,
Mais moi je ne veux rire à rien ;
Et libre soit cette infortune.


Mai 1872.

ARTHUR RIMBAUDmedium_images.71.jpeg

28/05/2009

XCVI

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Prends cette aimable rose comme toi,
Qui sers de rose aux roses les plus belles,
Qui sers de fleur aux fleurs les plus nouvelles,
Dont la senteur me ravit tout de moi.

Prends cette rose, et ensemble reçoi
Dedans ton sein mon coeur qui n'a point d'ailes :
Il est constant, et cent plaies cruelles
N'ont empêché qu'il ne gardât sa foi.

La rose et moi différons d'une chose :
Un soleil voit naître et mourir la rose,
Mille Soleils ont vu naître m'amour,

Dont l'action jamais ne repose.
Que plût à Dieu que telle amour enclose,
Comme une fleur, ne m'eût duré qu'un jour.


PIERRE DE RONSARD

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27/05/2009

IV

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Comme on voit sur la branche au mois de mai la rose,
En sa belle jeunesse, en sa première fleur,
Rendre le ciel jaloux de sa vive couleur,
Quand l'Aube de ses pleurs au point du jour l'arrose ;

La grâce dans sa feuille, et l'amour se repose,
Embaumant les jardins et les arbres d'odeur ;
Mais, battue ou de pluie, ou d'excessive ardeur,
Languissante elle meurt, feuille à feuille déclose.

Ainsi en ta première et jeune nouveauté,
Quand la Terre et le Ciel honoraient ta beauté,
La Parque t'à tuée, et cendre tu reposes.

Pour obsèques reçois mes larmes et mes pleurs
Ce vase plein de lait, ce panier plein de fleurs,
Afin que vif et mort ton corps ne soit que roses.

(Le second Livre des Amours)

25/05/2009

sonnet

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les cygnes sur le lac du der


Le vierge,le vivace et bel aujourd'hui
Va-t-il nous déchirer avec un coup d'aile ivre
Ce lac dur oublié que hante sous le givre
Le transparent glacier des vols qui n'ont pas fui !

Un cygne d'autrefois se souvient que c'est lui
Magnifique mais qui sans espoir se délivre
Pour n'avoir pas chanté la région où vivre
Quand du stérile hiver a resplendi l'ennui.

Tout son col secouera cette blanche agonie
Par l'espace infligée à l'oiseau qui le nie,
Mais non l'horreur du sol où le plumage est pris.

Fantôme qu'à ce lieu son pur éclat assigne,
Il s'immobilise au songe froid de mépris
Que vêt parmi l'exil inutile le Cygne.


Stéphane Mallarmé
(1842-1898)
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Le lac du der en Champagne

24/05/2009

Suite... du Château...et fin.

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Charles Fouquet meurt au Château de Trédion, il est inhumé le 6 septembre 1704. Sa fille, qui a hérité de Trédion, meurt également au Château le 18 mai 1740.
Guy-Joseph - Joachin de Lantivy, fils de Sylvie Fouquet qui avait épousé le 25 janvier 1709 Yacinthe de Lantivy qui peut alors hériter de Trédion. Il décède le 13 janvier 1751 et inhumé le lendemain " dans la sépulture de ses ancêtres, en la chapelle du Château de Trédion "
Son fils Jean-Louis de Lantivy devient propriétaire des lieux mais quand arrive la Révolution, le châtelain de Trédion préfère fuir.
Après la tourmente révolutionnaire, le château est vendu au citoyen Guillenet. Le 6 novembre 1825, Guillenet revend la propriété à Pierre-Marie Tuffier, lequel s'en déssaisit le 21 juillet 1834 au profit d'Hippolyte du Fresne de Virel, qui établit à Trédion, en 1840, un " Haut Fourneau " pour moulage des objets en fonte.medium_6.2.jpg

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12/05/2009

Histoire... du Château...

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Anne de Coligny, fille de la princesse de Salm, hérite ensuite de Largoët et Trédion qu'elle vend le 7 juillet 1613 à Jean de Rieux-Assérac; A sa mort, en 1630, Jean- Emmanuel de Rieux-Assérac, gouverneur de Guérande, hérite de Trédion mais il est bientôt couvert de dettes et doit se résigner à la dispersion de ses biens en 1643.
Pierre II de Sérent obtint en 1650, en considération de ses services, des Lettres Patentes pour la réunion et la création en Viconté de ses Terres. Mais en même temps, Nicolas Fouquet (1615-1680), surintendant des Finances de Louis XIV, se rend acquéreur de Largoët qu'il ne veut pas voir amputé de Trédion. Fouquet essaie, mais en vain, de récupérer la propriété de Pierre de Sérent.
Il apparaît que Charles II de Lorraine, duc d'Elbeuf et pair de France (1596-1657) est alors propriétaire en Trédion. Son épouse, Catherine-Henriette, est la fille légitimée du roi de France Henri IV et de Gabrielle d'Estrées.
En fait, entre 1650 et 1675, il peut subsister un doute quand au nom du propriétaire de la demeure seigneuriale.
À suivre...

Historique ...du Château...

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Anne de Coligny, fille de la princesse de Salm, hérite ensuite de Largoët et Trédion qu'elle vend le 7 juillet 1613 à
Jean de Rieux-Assérac. A sa mort , en 1630, Jean-Emmanuel de Rieux-Assérac, gouverneur de Guérande, hérite de Trédion mais il est bientôt couvert de dettes et doit se résigner à la dispersion de ses biens en 1643.
Pierre II de Sérent obtint en 1650, en considération de ses services, des Lettres Patentes pour la réunion et la création en Viconté de ses Terres. Mais en même temps, Nicolas Fouquet (1615-1680), surintendant des Finances de Louis XIV, se rend acquéreur de Largoët qu'il ne veut pas voir amputé de Trédion. Fouquet essaie, mais en vain, de récupérer la propriété de Pierre de Sérent.
Il apparaît que Charles II de Lorraine, duc d'Elbeuf et pair de France (1596-1657) est alors propriétaire en Trédion. Son épouse, Catherine-Henriette, est la fille légitimé du roi de France Henri IV et de Gabrielle d'Estrées.
En fait, entre 1650 et 1675, il peut subsister un doute quand au nom du propriétaire de la demeure seigneurale.
Une certitude toutefois : en 1676, les héritiers de Charles II de Lorraine doivent vendre les "terre, chasteau, seigneurerie de Trédion ". Les acquéreurs sont Louis Alvarez, trésorier des cents-Suisses de sa Majesté, et Martin Moisan, bourgeois de Paris qui, dès le 8 novembre 1683 en revendent les deux tiers à Marguerite Sapien, épouse
séparée de biens de Charles Fouquet de La Ferronnière (parent éloigné de Nicolas Fouquet).
À suivre...

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11/05/2009

Historique du Château de Trédion

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Selon la tradition, la Terre de Trédion était autrefois possédée par des cadets de la maison de Bretagne ; le vieux château est alors un rendez-vous de chasse des ducs bretons lorsqu'ils séjournent à Elven. La constrution date vraisemblablement du 14è siècle. En effet, un acte daté de 1427 relate déjà l'existence du Manoir.

En fait, jusqu'au début du XVIIè siècle, Trédion fait partie de LargoËt de sorte que le seigneur possédant l'un de ces fiefs est aussi titulaire de l'autre.
D'après Hervé du Halgouet, un descendant d'Alain Le Grand aurait hérité de LargoËt qui, au XIIè siècle passait au Malestroit.
Les Malestroit possède Trédion jusqu'au milieu du XVè.
En 1461, Françoise Raguenel, une dame de Malestroit, épouse Jean IV, sire de Rieux et de Rochefort, maréchal de Bretagne. Ce seigneur décède peut de temps après la restauration du manoir de Trédion sur la façade duquel il avait fait sculpter ses armoiries.
Claude de Rieux, fils de Jean IV et d'Isabeau de Brosse, sa troisième épouse, hérite de LargoËt et de Trédion en 1518. Après sa mort, en 1532, Suzanne de Bourbon gère ses biens.
Trédion passe alors à Renée de Rieux qui vient d'épouser, en 1541, Louis de Saint-Maure, marquis de Nesle.
Renée de Rieux décède en décembre 1567 sans laisser d'enfant. Ses biens, dont Trédion , passent alors à son neveu Guy-Paul de Coligny (1555-1586).
En 1584, deux ans avant sa mort, Guy-Paul de Coligny vend LargoËt et Trédion à la princesse de Salm, sa belle-mère.
À suivre...medium_7.jpg

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01/05/2009

1 er Mai : c'est la fête du muguet

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Je vous souhaite beaucoup de bonheur

Le temps du muguet

Carillonnez, car voici mai
Clochettes naÏve du muguet

Le moi de mai arrive,
sur la pointe des pieds.
Déjà nous sommes ivres
Des parfums de l'été.

Joli petit brun de bonheur
Tes clochettes
A la belle senteur
Mettent les coeurs en fête.

Carillonnez, car voici mai
Clochettes naÏves du muguet

Sous une averse de lumière
Les arbres chantent au verger
Et les fleurs du jardin
Sortent en riant au petit matin

Carillonner, car voici mai
Clochettes naÏves du muguet

Que voilà une belle occasion de vous remercier
de m'aider à gérer mes images...

Vous êtes tous formidable, Chers Amis !

Alors, je viens vous offrir ces brins de muguet odorants
porteurs de promesses de bonheur.

C'est pour vous , servez-vous !
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