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23/04/2009

Un lieu chargé d'histoire...

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Si le Château de Trédion a connu d'illustres propriétaires dans la période du XIVè au XIXè siècle, environ 25, il a reçu de plus illustres invités encore. Parmi eux :
- Le roi François 1er qui, le 31 août 1518, se restaura et logea au Château une nuit avant de rejoindre le lendemain "Vannes, petite cité de 9 000 âmes ".
- La Reine mère Catherine de Médicis, en 1570, régente du Royaume :durant les guerres de religion qui divisèrent les Français à la fin du XVIè siècle, Catherine de Médicis joua sur la rivalité " entre les Grands Catholiques et les Grands Protestants " pour les affaiblir et s'imposa comme arbitre indispensable.
C'est dans cette optique qu'il faut situer la visite de Catherine de Médicis à Trédion en mai 1570.
Charles IX vient séjourner un mois à Châteaubriant.Le roi est accompagné de sa mère et d'une suite importante. Il séjourne ensuite au Château de la Forêt Neuve, en Glénac ( près de Redon ), chez Guy de Rieux.
Catherine de Médicis accompagne-t-elle le roi chez Guy de Rieux ? Nous n'en avons pas la moindre preuve. Nous savons par contre qu'elle est l'hôte des Coligny à Trédion quelques jours plus tard. Les Coligny et les Rieux sont, faut'il le préciser, les plus belliqueux des Protestants de Bretagne.- Guy-Paul de Coligny hérite de Trédion en 1567. En mai 1570, Guy-Paul de Coligny n'a que quinze ans. Son oncle, l'amiral de France, Gaspard de Coligny, est-il à Trédion pour y recevoir la Reine mère ? Nous ne pouvons l'affirmer mais c'est vraisemblable.
Une seule certitude : Catherine de Médicis réside au Château de Trédion au moins du 19 au 23 mai 1570. Elle y écrit, en effet, une lettre " à Messieurs les Présidents Nicolay et maître des comptes Guyot, conseillers du Roy ". Ce courrier est " escrit à Trédion, le XXIIIè jour de May 1570 ". Il est adressé " à Monsieur de Fouquevaulx " et traite de la santé du roi.
Un troisième courrier de Catherine de Médicis, conservé aux archives des Médicis à Florence, daté du 20 mai et adressé " à mon cousin le duc de Florence " a vraisemblablement été écrit à Trédion, bien qu'il n'en soit pas fait mention.
Du second courrier, il ressort que Charles IX n'a pas accompagné Catherine de Médicis à Trédion. La reine-mère n'a cependant pas quitté le roi et abandonné le train fastueux de la cour sans motif important.
Au cours de son séjour, elle a sans doute pu ébaucher un rapprochement provisoire entre les Catholiques et les Protestants. Elle a vraisemblablement préparé la paix de Saint-Germain qui sera signé le 8 août 1570.
Cependant, Catherine de Médicis va bientôt considérer comme néfaste l'influence de Gaspard de Coligny sur le roi... Les protestants sont massacrés dans la nuit de la Saint-Barthélémy ( le 24 août 1572 ).medium_fotoindex.jpg

17:35 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (7)

22/04/2009

Le Château de Trédion

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Peu après la mort de son père,
Henri-François-Eustache du Fresne de Virel décide la restauration du Château de Trédion en 1851-1852. Ces travaux, qui peuvent s'apparenter à une reconstruction, sont confiés à Jacques Mellet, Rennais. Ils seront achevés en 1859 et coûteront environ 300.000 francs de l'époque. Mellet ne conserve que la demeure du XIV è siècle (la partie Est) que les ouvertures. Ce" logis", qui n'était qu'un corps d'hôtel dépourvu de tout apparat militaire, a été radicalement transformé par l'adjonction d'une aile perpendiculaire, au Nord. La capacité du Château de Trédion passe alors de neuf à trente-quatre pièces. La "castellisation" du Château s'est opérée par la construction des tours d'angle, ce qui leur a permis de passer du statut de manoir à celui de Château dans le domaine architectural.
Vingt cinq ans plus tard, en 1884, Henri du Fresne de Virel décide une seconde campagne de travaux. Il en confie la réalisation à l'architecte parisien Ch. Lorotte qui ajoute alors" un second bloc d'habitation à l'extrémité ouest de l'aile nouvelle" et " une grande serre, portée sur colonnes de fonte, qui double la distribution des salons sur la face sud. Alors que Mellet a soigné l'esthétique de l'extérieur, Lorotte privilégie la beauté depuis l'intérieur.
Henri du Fresne, comte de Virel, décède le 27 janvier 1892. Il laisse deux fils : Alban-Victor, héritier de Trédion, et Olivier ( né en 1841 ).
Alban du Fresne, comte de Virel, est propriétaire des terres nobles de Trédion, du Grégo (en Surzur ) et du Vaudequip ( près d'Allaire ) dans le Morbihan, de Virel (en Renac) en Ille-et-Vilaine, du Plessis en Saint-Aubin-desChâteaux près de Châteaubriant en Loire-Inférieure et de Percey dans l'Yonne.
Son fils Arthur-Conrad-Guillaume du Fresnel de Virel, né le 14 janvier 1878, hérite de Trédion. Il décède le 28 octobre 1915 à l'âge de 37 ans. Son fils Antoine-André-Alban duFresnel de Virel, né à Paris le 6 février 1906 hérite du Château. Il a une fille Antoinette. Il décède le 29 janvier 1940.
Antoinette du Fresne de Virel, héritière de Trédion épouse le Vicomte Jacques de Rougé.
Un compromis de vente est signé au profit d'un promoteur immobilier de Vannes ,GUY T.le 22 octobre 1977 et l'acte définitif le 30 septembre 1978.

Commence pour Trédion une nouvelle ère...medium_ima1p6.jpgmedium_images.49.jpeg

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17:20 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (6)

21/04/2009

La maison d'Hélène

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Il a suffi du liseron du lierre
Pour que soit la maison d'Hélène sur la terre

Les blés montent plus haut dans la glaise du toit
Un arbre vient brouter les vitres et l'on voit
Des agneaux étendus calmement sur les marches
Comme s'ils attendaient l'ouverture de l'arche
Une lampe éparpille au loin son mimosa

Très tard les grands chemins passent sous la fenêtre
Il y a tant d'amis qu'on ne sait plus où mettre
Le pain frais le soleil et les bouquets de fleurs
Le sang comme un pic-vert frappe longtemps les coeurs
Ramiers faites parler la maison buissonnière
Enneigez ses rameaux froments de la lumière
Que l'amour soit donné aux bêtes qui ont froid
A ceux qui n'ont connu que la douceur des pierres

Sous la porte d'entrée s'engouffre le bon vent
On entend gazouiller les fleurs du paravent
Le coeur de la forêt qui roule sous la table
Et l'horloge qui bat comme une main d'enfant

Je vivrai là parmi les roses du village
Avec les chiens bergers pareils à mon visage
Avec tous les sarments rejetés sur mon front
Et la belle écolière au pied du paysage.

René Guy Cadou

21:52 Publié dans poésies | Lien permanent | Commentaires (3)

 
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