07/02/2010
Les heures du jour...

La fille aînée de l'artiste peignant son frère,
Claude Lefebvre, vres 1672.
Un ensemble de tableaux et d'objets du quotidien exposés au musée Magnin de Dijon
racontent l'intimité d'une famille de la haute société, de Louis XIV à la IIIè République.
Du lever au coucher, Madame, Monsieur et leurs enfants se livrent presque toutes
les deux heures à une activité différente. Se laver, se parer, converser, prier, faire
des jeux de société,lire ou recevoir... Ces occupations ont évolué au fil des siècles.
L'accroissement du temps consacré à l'étude, à la lecture et à l'écriture témoigne
de l'évolution de l'éducation. L'habitude du bain au XVIIIè siècle renseigne sur la
nouvelle perception de l'hygiène.Le temps accordé par les parents à leur
progéniture témoigne du nouveau statut de l'enfant.
Musée Magnin, Dijon (Côte-d'Or) Jusqu'au 14 février.
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Hommage à une Douaisienne

Comédienne, chanteuse, femme de lettres...
et grande amoureuse. Marceline Desbordes-Valmore
( 1786-1859 ), qui est née à Douai, est une figure
importante du romantisme français.
Après une enfance chaotique auprès de sa mère
qu'elle suit à Roubaix, Bordeaux, puis en Guadeloupe,
elle débute dans une troupe de théâtre lilloise à 16 ans.
Vingt ans plus tard, après avoir connu le succès
dans les plus grand théâtres parisiens, elle cesse
de monter sur les planches, afin de s'occuper de
ses enfants et de se consacrer à l'écriture de ses
recueils de poésie.
Mais elle aura toujours été en contact avec le monde du théâtre,
grâce aux hommes de sa vie ou par le biais de son entourage.
Ses amours nombreuses et souvent déçues l'inspirent et
définissent chez elle ce trait d'humeur que ses portraitistes ont peint.
On la découvre l'air pensif dans sa jeunesse, puis plus tard, vers 1830,
envahie d'une profonde mélancolie.
Un bel hommage lui est rendu à travers l'exposition de ces portraits.
Musée de la Chartreuse,
Douai (Nord ) jusqu'au 15 février.
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06/02/2010
Le retour du roi Carnaval



C'est l'un des trois derniers grands carnavals
portuaires avec Dunkerque et Nice.
C'est aussi celui qui représente l'une des plus
grandes cavalcades d'Europe !
Avec trente et un chars et quatre tonnes de cotillons,
Le carnaval de Granville est un moment
exceptionnel que l'on vient voir depuis toute la région.
Ancré dans la tradition maritime, il est né à la fin du XIXè siècle,
à l'époque où les marins faisaient la fête avant leur départ
à la grande pêche à la morue au large de Terre-Neuve et de l'Islande.
La date de cette fête était proche de celle du carnaval.
Lorsque la pêche cessa, seul le carnaval subsista.
Celui de Granville connut son apogée dans les années 50.
Depuis 2003, après une période d' essoufflement,
il a retrouvé tout son éclat.
Samedi 13 février, le roi carnaval recevra les cléfs de la cité
des mains de monsieur le maire.
Puis il déambulera dans Granville, suivi des enfants de la ville
et des chars du roi et de la reine.
Le grand défilé aura lieu le dimanche. Les chars aux thèmes
humoristiques, pourfendeurs d'actualité ou esthétiques, ainsi
que douze fanfares formeront un cortège de plus de 3 km
qui paradera l'après-midi, avant la calvacade nocturne
lumineuse et enflammée.
Lundi soir est réservé au bal à Papa, à la maison du Carnaval.
Enfin, mardi, après la grande cavalcade humoristique,
le roi Carnaval sera jugé et brûlé.
La grande bataille de conffetis s'organisera surs le cours Jonville,
tandis que dans les rues, les bars et les restaurants,
les carnavaliers masqués intrigueront la foule;
Ils feront la fête toute la nuit.
Granville (Manche) Du vendredi 12 au mardi 16 février.
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